Au quatrième trimestre 2024, les marchés américains, canadiens et asiatiques ont connu de la volatilité. Les actions à petite capitalisation ont été à la traîne, mais elles sont bien placées pour un rebond en 2025, soutenues par les baisses de taux anticipées, le soutien des politiques économiques et la hausse de la demande des consommateurs.

 

Revue des marchés

Survol du marché américain

Le marché américain a connu une volatilité significative au quatrième trimestre de 2024, en raison des changements de politique de la Réserve fédérale et des développements politiques. Après avoir signalé un cycle d’assouplissement plus tôt dans l’année, la Réserve fédérale a tempéré les attentes concernant des baisses de taux agressives en 2025, citant une approche plus dépendante des données. Ce changement a mis fin à un rallye boursier robuste qui avait pris de l’élan de juillet à novembre. L’optimisme initial du marché était alimenté par une économie américaine résiliente, l’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale et une victoire républicaine aux élections américaines, promettant des réductions d’impôts et une déréglementation. Cependant, un recul généralisé du marché est survenu en décembre alors que les investisseurs s’ajustaient au ton restrictif de la Fed et aux incertitudes entourant la nouvelle administration Trump.

Malgré un mois de décembre faible, les actions américaines ont enregistré des gains annuels solides. Le NASDAQ a mené la course avec une croissance de quelques points au quatrième trimestre et un gain de 30 % sur l’année, porté par les Sept Magnifiques du secteur technologique. Le S&P 500 a suivi avec une progression annuelle de 25 %, marquant sa meilleure performance sur deux ans depuis la fin des années 1990. En revanche, les actions à petite capitalisation ont sous-performé, le Russell 2000 ayant été pénalisé par une vague de ventes en décembre. L’indice Russell 2500 a gagné 12 % sur l’année, mais il a connu des difficultés au quatrième trimestre. Les taux des obligations du Trésor américain ont augmenté, marquant une tendance haussière sur quatre ans, tandis que le dollar américain a connu sa meilleure année depuis 2015. Les cryptomonnaies, en particulier le Bitcoin, ont presque doublé leur valeur. Les matières premières ont été mitigées : les prix du pétrole sont demeurés stables sur l’année, le gaz naturel s’est redressé et l’or a bondi de 27 %.

Dynamique des marchés canadien et américain

Le revirement de la Réserve fédérale en décembre a également affecté les marchés canadiens. La Banque du Canada avait suivi la position d’assouplissement initiale de la Fed, contribuant aux gains des actions pendant la majeure partie du quatrième trimestre. Cependant, le tournant restrictif de la Fed a entraîné un repli du marché en décembre, effaçant une grande partie des progrès réalisés plus tôt dans le trimestre. Les actions canadiennes ont suivi des tendances similaires; les actions à petite capitalisation ont surperformé avant de succomber à la volatilité en fin d’année. L’indice TSX des actions à petite capitalisation a sous-performé le TSX Composite de 2,8 %, poursuivant sa série de sous-performances face aux actions à plus grande capitalisation.

Les facteurs clés d’une reprise potentielle des petites capitalisations sur les deux marchés demeurent intacts : des valorisations historiquement basses, des baisses de taux anticipées, une atténuation de l’incertitude politique, une croissance plus forte des bénéfices et une reprise attendue des activités en matière de fusions et acquisitions. Les entreprises canadiennes ayant une exposition importante aux États-Unis ont particulièrement bénéficié des politiques favorables aux entreprises ayant résulté des élections américaines.

Aperçu du marché canadien

Malgré le revers de décembre, les actions canadiennes ont affiché une solide performance en 2024, faisant écho à la trajectoire du marché américain. Les prix des matières premières ont joué un rôle central, avec un cours du pétrole légèrement plus élevé au quatrième trimestre mais stable sur l’année. Le gaz naturel s’est redressé après avoir atteint des niveaux déprimés et le prix de l’or a grimpé de 27 %, enregistrant sa meilleure année depuis 2010. Le dollar canadien a fait face à des vents contraires en raison de l’appréciation du dollar américain, davantage influencé par le changement de politique de la Fed.

Les actions canadiennes à petite capitalisation ont eu du mal à maintenir leur élan du début du quatrième trimestre, accusant un retard par rapport aux grandes capitalisations. Cependant, les attentes de baisses des taux par la Banque du Canada en 2025, combinées à une réduction de l’incertitude politique et à des prévisions de bénéfices d’entreprises plus solides, offrent des perspectives positives pour la performance des petites capitalisations.

Survol des marchés asiatiques

Les marchés asiatiques ont connu des résultats contrastés au quatrième trimestre, fortement influencés par les changements politiques américains et l’instabilité régionale. L’appréciation du dollar américain, alimenté par la crainte de tarifs douaniers sous l’administration Trump, a détourné les capitaux de l’Asie. Les bouleversements politiques en Corée du Sud et au Japon ont également pesé sur le sentiment des investisseurs. Malgré ces facteurs, l’indice MSCI Asie-Pacifique a progressé de 8 % en 2024, la Chine surperformant la région pour la première fois depuis 2020 avec une hausse de 9 %. Taïwan, la Malaisie, l’Inde et le Japon ont également contribué aux gains régionaux, portés par la croissance des bénéfices des entreprises.

Les mesures de relance chinoises, incluant des baisses de taux et d’importants fonds de stabilisation des marchés, ont contribué à stabiliser les marchés boursiers du pays. Cependant, les inquiétudes concernant la faiblesse du secteur immobilier et la dette des gouvernements locaux ont persisté. Les flux de capitaux vers les actions de Hong Kong ont atteint des niveaux historiques, reflétant la confiance des investisseurs dans des marchés sous-évalués. Cependant, les défis structurels dans les secteurs de l’immobilier et de la logistique mettent en lumière la persistance des risques.

Résultats trimestriels par stratégie

Stratégie d’actions canadiennes à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions canadiennes à petite capitalisation de Van Berkom par rapport à l’indice à petite capitalisation S&P/TSX et à l’indice mixte composé S&P/TSX (au 31 décembre 2024).

3 mois Cumul annuel 1 an 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 10 ans 20 ans 25 ans 30 ans Depuis le début **
Van Berkom 2,85 21,82 21,82 8,22 12,23 11,99 7,33 8,54 10,30 10,90 12,03 12,50
Indice S&P/TSX petite capitalisation* 0,69 18,83 18,83 4,15 7,96 8,93 5,49 6,01 4,24 5,19 5,84 6,48
Indice mixte composé S&P/TSX 3,76 21,65 21,65 8,58 12,49 11,08 9,55 8,65 8,12 7,20 8,77 9,02
Valeur ajoutée (Van Berkom moins le S&P/TSX p. c.*) 2,16 2,99 2,99 4,07 4,27 3,06 1,84 2,53 6,06 5,71 6,19 6,02

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Les résultats illustrés sont l’indice mixte pondéré BMO petite capitalisation (jusqu’au 31 décembre 1999) et l’indice mixte S&P/TSX petite capitalisation, depuis.

** Le 30 juin 1992.

 

Positionnement du portefeuille

Au quatrième trimestre 2024, notre portefeuille a réalisé un rendement solide, surpassant l’indice à petite capitalisation S&P/TSX. Cette surperformance constante est attribuable à l’allocation sectorielle et une sélection de titres rigoureuse.

Notre allocation sectorielle a ajouté 1,2 % à la performance relative, malgré un frein de 1,4 % du secteur de l’énergie, auquel notre exposition est minimale. Les actions du secteur énergétique ont progressé de 12,5 % au quatrième trimestre, soutenues par la progression des prix du pétrole — en hausse de 5 % en USD et de 12 % en CAD. Cependant, notre priorité donnée à d’autres secteurs a plus que compensé ce vent de face. La sélection des titres a ajouté 1,0 % de plus à la surperformance, particulièrement dans les secteurs de la consommation discrétionnaire, de l’immobilier, des matériaux et des industries. Notre approche ciblée sur des entreprises de haute qualité dans ces secteurs nous a permis de gérer efficacement la volatilité du marché.

Sur l’année, l’allocation sectorielle a retranché 5,6 %, en raison principalement de l’effet négatif de 2,8 % du secteur des matériaux, qui a bondi de 25,7 %. Notre exposition limitée à ce secteur, qui représente plus de 32 % de l’indice à petite capitalisation S&P/TSX, a pénalisé les rendements relatifs. Les prix élevés des matières premières, notamment l’argent et l’or (tous deux en hausse de 29 %) et le cuivre (en hausse de 7 %), ont alimenté la performance de ce secteur. Malgré ces mouvements, notre sélection de titres a généré une impressionnante surperformance de 8,5 %. Les secteurs de la consommation discrétionnaire, de l’immobilier, des technologies de l’information et de la finance ont généré des gains notables, reflet de notre engagement à identifier des entreprises à forte croissance, bien valorisées et présentant de solides perspectives de croissance.

Notre approche disciplinée et notre processus de sélection de titres ascendant, dont nous sommes particulièrement fiers, continuent de générer des résultats; ils demeurent la pierre angulaire de notre stratégie. Malgré notre rendement absolu solide, les multiples de valorisation de certaines positions du portefeuille se sont contractés en 2024, limitant leur performance malgré de bons résultats financiers et des perspectives améliorées. Nous pensons que cette compression est temporaire et anticipons un renversement à moyen terme. Plusieurs de nos positions se négocient bien en dessous de leur valeur intrinsèque, positionnant le portefeuille pour une appréciation significative des cours à mesure que les conditions de marché se stabiliseront.

Les positions qui ont le plus contribué à notre rendement en 2024 sont :

  • MDA Space (+156,3 %), portée par une forte croissance des revenus dans les systèmes de satellites et un élan soutenu dans la robotique et la géointelligence.
  • Aritzia (+94,3 %), qui s’est remise de 2023 avec une solide reprise des revenus et des marges, stimulée par le commerce électronique et son expansion continue aux États-Unis.
  • CWB Financial Group (+97,8 %), à la suite de l’offre d’acquisition provenant de la Banque Nationale représentant une prime de 110 % par rapport au cours du titre de CWB.

Les titres qui ont nui au rendement en 2024 sont :

  • Wajax Corp (-26,9 %), en raison de la faiblesse des ventes d’équipement, du report de programmes de financement et d’un affaiblissement des marges causé par la prudence des clients au chapitre des dépenses.
  • MATTR Infrastructure (-16,6 %), dans le contexte d’une année de transition marquée par des investissements dans ses installations et une demande plus faible.
  • ATS Automation (-23,2 %), affectée par une réduction des commandes liées aux véhicules électriques et la suspension d’un contrat d’assemblage de batteries, malgré une solide performance dans les sciences de la vie et des acquisitions stratégiques soutenant la croissance à long terme.

Changements au portefeuille

Au quatrième trimestre, nous avons géré activement le portefeuille pour renforcer sa croissance à long terme, nous concentrant sur des investissements à forte conviction et en saisissant des occasions dans des actions à petite capitalisation sous-évaluées. Les principaux ajustements dans le portefeuille ont été des ajouts stratégiques, des réductions et des cessions pour optimiser la performance et gérer le risque.

Nouvelles positions

  • Winpak : nous avons initié une position dans ce fabricant nord-américain de matériaux d’emballage en raison de sa forte position dans le marché des emballages souples et rigides pour les secteurs de l’alimentation, des boissons et de la santé.
  • Groupe Dynamite : nous avons ajouté ce détaillant omnicanal de vêtements pour femmes possédant 300 magasins en Amérique du Nord en raison de son potentiel de croissance dans le commerce de détail.
  • Dye & Durham : nous avons ajouté ce fournisseur de premier plan de logiciels juridiques infonuagiques et d’infrastructure bancaire en raison de sa feuille de route solide en matière de fusions-acquisitions et de son modèle d’affaires extensible.
  • D2L Inc. : nous avons investi dans cette entreprise mondiale de technologie d’apprentissage compte tenu de la demande croissante d’outils d’apprentissage numériques.

 

Augmentation des positions

  • MDA Space : nous avons ajouté à notre position compte tenu de la croissance continue des revenus dans les systèmes satellitaires et de la solidité du carnet de commandes.
  • MATTR Infrastructure: nous avons augmenté notre position car nous pensons que les récentes expansions d’installations et une acquisition stratégique stimuleront la croissance à long terme.
  • 5NPlus: nous avons accru notre participation pour refléter notre confiance quant à son activité de matériaux spécialisés et ses perspectives de croissance.

Positions réduites

  • MDA Space, Aritzia et Badger Infrastructure : Nous avons réduit ces positions pour gérer les valorisations et rééquilibrer les pondérations du portefeuille à la suite de gains substantiels.

Ventes de positions

  • Hamilton Thorne : nous avons liquidé ce titre après une offre de prise de contrôle.
  • Enghouse Systems et Colliers International : nous avons vendu cette position pour réorienter le capital vers des occasions plus prometteuses dans les petites capitalisations.

 

Perspectives

Alors que la Banque du Canada et la Réserve fédérale entament un nouveau cycle d’assouplissement, l’expérience passée laisse présager un environnement favorable aux actions, particulièrement celles à petite capitalisation. Historiquement, pendant les périodes de baisse des taux — comme au début des années 2000 et en 2008-2009 — la performance des actions canadiennes à petite capitalisation a surpassé celle des grandes capitalisations. Avec les baisses de taux anticipées en 2025 visant à soutenir la croissance économique et à assouplir les conditions de financement, les petites capitalisations sont bien positionnées pour générer des rendements solides.

De plus, les petites capitalisations canadiennes sont des cibles intéressantes pour les acheteurs stratégiques et les fonds de capital-investissement, étant donné la faiblesse du dollar canadien et les valorisations attrayantes. Après les quatre acquisitions de 2024, d’autres pourraient survenir en 2025. Cependant, de nombreuses incertitudes pourraient peser sur les marchés. Les prochaines élections fédérales canadiennes, après la démission du premier ministre et la prorogation du parlement, risquent d’entraîner de la volatilité en fonction des programmes politiques. Aux États-Unis, le retour du président Trump représente un potentiel de volatilité.

Bien que la baisse des impôts et la déréglementation favorisent les actions, l’annonce de tarifs douaniers et le durcissement de l’immigration pourraient alimenter l’inflation, compliquant l’intention de la Réserve fédérale d’abaisser son taux directeur. Ces politiques contradictoires pourraient perturber les marchés, affectant les entreprises canadiennes exposées aux États-Unis. Nous avons évalué ces risques et demeurons confiants quant à la résilience de notre portefeuille. Les risques géopolitiques pourraient également augmenter, la politique étrangère de Trump pouvant affecter les marchés mondiaux. Bien que les événements géopolitiques aient habituellement un impact à long terme limité sur les actions, la possibilité d’une volatilité à court terme demeure. Les investisseurs devraient se préparer aux changements de politique et aux réactions du marché en 2025.

Les bénéfices des entreprises canadiennes devraient connaître une croissance modérée, bien qu’à partir de marges bénéficiaires historiquement élevées. Cependant, des multiples de valorisation importants présentent un défi. Les gains futurs des actions dépendront probablement de la croissance des bénéfices, qui pourrait ne pas répondre aux attentes actuelles du marché.

Dans cet environnement, nous pensons que les fondamentaux propres à chaque entreprise généreront plus de rendements que des tendances thématiques ou portées par le momentum. La clé du succès reposera sur une analyse rigoureuse des valorisations et des fondamentaux. Notre portefeuille de petites capitalisations est bien positionné pour ce changement, grâce à des positions de haute qualité reposant sur des perspectives de rendement solides.

Augmentation des positions

  • MDA Space : nous avons ajouté à notre position compte tenu de la croissance continue des revenus dans les systèmes satellitaires et de la solidité du carnet de commandes.
  • MATTR Infrastructure: nous avons augmenté notre position car nous pensons que les récentes expansions d’installations et une acquisition stratégique stimuleront la croissance à long terme.
  • 5NPlus: nous avons accru notre participation pour refléter notre confiance quant à son activité de matériaux spécialisés et ses perspectives de croissance.

Positions réduites

  • MDA Space, Aritzia et Badger Infrastructure : Nous avons réduit ces positions pour gérer les valorisations et rééquilibrer les pondérations du portefeuille à la suite de gains substantiels.

Ventes de positions

  • Hamilton Thorne : nous avons liquidé ce titre après une offre de prise de contrôle.
  • Enghouse Systems et Colliers International : nous avons vendu cette position pour réorienter le capital vers des occasions plus prometteuses dans les petites capitalisations.

 

Perspectives

Alors que la Banque du Canada et la Réserve fédérale entament un nouveau cycle d’assouplissement, l’expérience passée laisse présager un environnement favorable aux actions, particulièrement celles à petite capitalisation. Historiquement, pendant les périodes de baisse des taux — comme au début des années 2000 et en 2008-2009 — la performance des actions canadiennes à petite capitalisation a surpassé celle des grandes capitalisations. Avec les baisses de taux anticipées en 2025 visant à soutenir la croissance économique et à assouplir les conditions de financement, les petites capitalisations sont bien positionnées pour générer des rendements solides.

De plus, les petites capitalisations canadiennes sont des cibles intéressantes pour les acheteurs stratégiques et les fonds de capital-investissement, étant donné la faiblesse du dollar canadien et les valorisations attrayantes. Après les quatre acquisitions de 2024, d’autres pourraient survenir en 2025. Cependant, de nombreuses incertitudes pourraient peser sur les marchés. Les prochaines élections fédérales canadiennes, après la démission du premier ministre et la prorogation du parlement, risquent d’entraîner de la volatilité en fonction des programmes politiques. Aux États-Unis, le retour du président Trump représente un potentiel de volatilité.

Bien que la baisse des impôts et la déréglementation favorisent les actions, l’annonce de tarifs douaniers et le durcissement de l’immigration pourraient alimenter l’inflation, compliquant l’intention de la Réserve fédérale d’abaisser son taux directeur. Ces politiques contradictoires pourraient perturber les marchés, affectant les entreprises canadiennes exposées aux États-Unis. Nous avons évalué ces risques et demeurons confiants quant à la résilience de notre portefeuille. Les risques géopolitiques pourraient également augmenter, la politique étrangère de Trump pouvant affecter les marchés mondiaux. Bien que les événements géopolitiques aient habituellement un impact à long terme limité sur les actions, la possibilité d’une volatilité à court terme demeure. Les investisseurs devraient se préparer aux changements de politique et aux réactions du marché en 2025.

Les bénéfices des entreprises canadiennes devraient connaître une croissance modérée, bien qu’à partir de marges bénéficiaires historiquement élevées. Cependant, des multiples de valorisation importants présentent un défi. Les gains futurs des actions dépendront probablement de la croissance des bénéfices, qui pourrait ne pas répondre aux attentes actuelles du marché.

Dans cet environnement, nous pensons que les fondamentaux propres à chaque entreprise généreront plus de rendements que des tendances thématiques ou portées par le momentum. La clé du succès reposera sur une analyse rigoureuse des valorisations et des fondamentaux. Notre portefeuille de petites capitalisations est bien positionné pour ce changement, grâce à des positions de haute qualité reposant sur des perspectives de rendement solides.

Stratégie d’actions américaines à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions américaines à petite capitalisation de Van Berkom (en dollars américains) par rapport à l’indice de petite capitalisation Russell 2000 et aux indices S&P 600 et S&P 500 (au 31 décembre 2024).

3 mois Cumul annuel 1 an 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 7 ans 10 ans 15 ans Depuis le début *
Van Berkom 2,18 7,76 7,76 5,48 8,20 9,26 10,18 10,18 11,11 13,10 11,20
Indice Russell 2000 0,33 11,54 11,54 1,24 4,48 7,40 6,91 6,91 7,82 10,33 7,79
Indice S&P 600 -0,58 8,70 8,70 1,91 7,64 8,36 7,68 7,68 8,96 11,66 8,99
Indice S&P 500 2,41 25,02 25,02 8,94 13,58 14,53 13,83 13,83 13,10 13,88 10,35
Valeur ajoutée (Van Berkom moins Russell 2000) 1,85 -3,78 -3,78 4,24 3,72 1,86 3,27 3,27 3,29 2,77 3,41

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 30 juin 2000.

 

Positionnement du portefeuille

Notre stratégie américaine de petites capitalisations a réalisé un rendement supérieur à celui de son indice de référence au quatrième trimestre 2024, malgré un marché volatil. Le portefeuille a généré de solides rendements relatifs tant pendant la phase haussière de novembre que dans l’environnement d’aversion au risque observé en décembre. Cette résilience a mis en évidence la solidité de notre approche d’investissement fondée sur l’analyse fondamentale. En particulier, 86 % de nos entreprises en portefeuille ont dépassé les attentes en matière de bénéfices (de 12 % en moyenne), renforçant ainsi notre conviction quant à nos positions.

L’analyse de l’attribution de performance révèle que l’allocation sectorielle et la sélection des titres ont toutes deux contribué à la surperformance. La sélection judicieuse d’actions dans les secteurs de la consommation discrétionnaire, des services financiers et de la santé a généré des rendements positifs, tandis qu’une légère sous-performance dans les technologies de l’information, l’industrie et la consommation de base a modéré ces gains. L’absence d’exposition aux secteurs moins performants de l’immobilier, de l’énergie et des matériaux a également contribué aux résultats. Par ailleurs, la surpondération des services financiers et la sous-pondération du secteur de la santé, en repli, ont créé de la valeur. Une pondération plus faible dans le secteur performant des technologies de l’information et une exposition plus importante à la consommation discrétionnaire ont légèrement nui à la performance.

Malgré une performance inférieure à notre indice de référence en début d’année 2024, les fondamentaux de notre portefeuille sont demeurés solides. La forte croissance des bénéfices, des rendements supérieurs du capital investi et des capitaux propres, et les valorisations attrayantes ne se sont pas immédiatement traduites par des gains relatifs. Cependant, les conditions de marché s’étant améliorées, nous avons réalisé cinq mois consécutifs de surperformance, réduisant de moitié notre sous-performance initiale en fin d’année.

Le secteur des technologies de l’information a significativement pesé sur la performance annuelle en raison de notre exposition limitée aux titres en forte hausse et aux sous-secteurs qui ne correspondaient pas à notre stratégie d’investissement. Cet environnement de marché étroit, porté par le momentum, a été difficile, mais à mesure que les conditions se sont normalisées, notre approche fondée sur les fondamentaux a retrouvé son efficacité. Pour l’avenir, nous demeurons confiants vis-à-vis la solidité à long terme de notre stratégie d’actions à petite capitalisation. Notre portefeuille est constitué d’entreprises de qualité qui offrent une solide croissance des bénéfices, de bons rendements sur le capital investi et des valorisations attrayantes.

Les positions qui ont le plus contribué à notre rendement du T4 sont :

  • Five9 (+40,0 %), après de solides résultats et des perspectives revues à la hausse.
  • Primoris Services (+33,0 %) au quatrième trimestre et 140 % en 2024, portée par une forte croissance des projets solaires à grande échelle.
  • Shake Shack (+26,0 %) au quatrième trimestre, stimulée par une forte croissance des ventes et des améliorations opérationnelles.
  • Victory Capital (+20,0 %) au quatrième trimestre et le titre a doublé sa valeur sur l’année, contribuant significativement aux rendements.
  • StoneX Group (+0%), Paylocity (+00.0%) et HealthEquity (+00.0%), dans le contexte du changement de politique de la Réserve fédérale.

Titres qui ont nui à notre rendement au T4 :

  • Installed Building Products (-28,0 %) au quatrième trimestre, affectée par l’impact de la hausse des taux d’intérêt sur le marché du logement.
  • Fox Factory (-00.0%) et Brunswick (-00.0%), en raison de la faible demande des consommateurs.
  • Maximus (-18,0 %), dans le contexte des inquiétudes au sujet des réductions de dépenses supervisées par le nouveau Department of Government Efficiency (DOGE).

Changements au portefeuille

Au quatrième trimestre 2024, nous avons activement ajusté notre portefeuille en y ajoutant des titres de haute qualité et en liquidant des positions pour optimiser la performance à long terme.

Nouvelles positions

  • The Pennant Group (PNTG) : nous avons initié une position dans ce fournisseur de services de soins de santé en raison de son modèle évolutif et décentralisé, et de sa forte croissance, tant organique que par acquisitions, dans des marchés fragmentés.
  • Chart Industries (GTLS) : la société a été ajoutée pour son leadership dans les technologies de transition énergétique, les marchés de l’hydrogène et de la capture du carbone, ainsi que pour ses perspectives de croissance solides après l’acquisition de Howden.
  • Willscot (WSC) : nous avons investi dans ce joueur de premier plan du créneau des solutions d’espace modulaire en raison de sa position dominante dans le marché, le caractère évolutif de ses opérations et sa stratégie de croissance résiliente.

Augmentation des positions

  • Maximus, Installed Building Products and FTI Consulting : nous avons augmenté nos positions pour tirer profit des valorisations attrayantes et de leur potentiel de croissance à long terme.

Ventes de positions

  • Envestnet : nous avons vendu à la suite de l’acquisition par Bain Capital, laquelle était assortie d’une prime.
  • MarketAxess : nous avons vendu en raison d’un ralentissement de la croissance et d’une pression concurrentielle accrue de TradeWeb.
  • Fox Factory : nous avons vendu à la suite de difficultés opérationnelles et d’inquiétudes face au bilan après l’acquisition de Marucci Sports.

Positions réduites

  • Nous avons réduit notre exposition à Marriott Vacations Worldwideet Houlihan Lokey en raison de préoccupations sur leur valorisation.
  • Nous avons pris des bénéfices sur des titres performants comme StoneX, Shake Shack, Hamilton Lane, Globus Medical, Primoris Services, Qualys, Grand Canyon Educationet Planet Fitness tout en maintenant notre confiance à long terme envers ces positions.

Perspectives

Les perspectives pour 2025 présentent un mélange d’occasions et de risques liés aux développements politiques américains et aux dynamiques économiques mondiales.

Si l’élection du président Trump laisse entrevoir un environnement favorable aux entreprises avec des baisses d’impôts et de la déréglementation, les éventuels tarifs douaniers et une politique d’immigration stricte pourraient raviver l’inflation.

Ces politiques contradictoires risquent de perturber le cycle d’assouplissement de la Réserve fédérale, pouvant freiner les baisses de taux et détériorer les conditions financières. Les coupes budgétaires agressives proposées par le nouveau DOGE pourraient avoir des effets déflationnistes, complexifiant davantage les attentes du marché. L’impact cumulé de ces politiques pourrait entraîner une volatilité importante sur les marchés.

Les risques géopolitiques pourraient également augmenter, le programme de Trump pouvant affecter les conflits mondiaux et les alliances.

Bien que les événements géopolitiques aient habituellement un impact limité à long terme sur les actions, la possibilité d’une volatilité à court terme demeure. Vu la combinaison des changements de politique et de rhétorique, les investisseurs doivent se préparer à des fluctuations des marchés en 2025.

Malgré ces incertitudes, l’économie américaine demeure résiliente. La solidité du bilan des entreprises, la bonne santé financière des consommateurs et la stabilité des dépenses d’investissement contribuent à une croissance économique soutenue. L’essor continu de l’IA pourrait renforcer les gains de productivité. Cependant, l’évolution des taux d’intérêt demeure un risque majeur. L’orientation et le rythme des changements de taux pourraient affecter significativement la consommation et les entreprises, rendant difficile la prévision des réactions des marchés. Les bénéfices des entreprises devraient connaître une croissance modérée en 2025, bien que des multiples de valorisation élevés puissent limiter les gains des marchés boursiers. Après deux années où la performance des actions a surpassé la croissance des bénéfices, les rendements futurs dépendront probablement de la capacité des entreprises à répondre aux attentes élevées en matière de bénéfices. Cet environnement nécessite une attention particulière aux fondamentaux et une discipline vis-à-vis les valorisations.

Nous pensons que les fondamentaux propres à chaque entreprise seront les moteurs de la performance en 2025, particulièrement pour les actions américaines à petite capitalisation. Le marché des dernières années, porté par les thèmes et le momentum, laisse place à un environnement plus sélectif où une gestion rigoureuse sera déterminante. Notre stratégie de petites capitalisations est bien positionnée pour ce changement, avec des entreprises affichant des rendements élevés sur le capital investi, de solides marges bénéficiaires et des bilans sains. Les prévisions de croissance des bénéfices à deux chiffres et des valorisations attrayantes renforcent notre confiance. À l’aube de 2025, nous demeurons concentrés sur l’identification d’entreprises de qualité, veillant à ce que notre stratégie soit prête à saisir les occasions et à relever les défis à venir.

Augmentation des positions

  • Maximus, Installed Building Products and FTI Consulting : nous avons augmenté nos positions pour tirer profit des valorisations attrayantes et de leur potentiel de croissance à long terme.

Ventes de positions

  • Envestnet : nous avons vendu à la suite de l’acquisition par Bain Capital, laquelle était assortie d’une prime.
  • MarketAxess : nous avons vendu en raison d’un ralentissement de la croissance et d’une pression concurrentielle accrue de TradeWeb.
  • Fox Factory : nous avons vendu à la suite de difficultés opérationnelles et d’inquiétudes face au bilan après l’acquisition de Marucci Sports.

Positions réduites

  • Nous avons réduit notre exposition à Marriott Vacations Worldwideet Houlihan Lokey en raison de préoccupations sur leur valorisation.
  • Nous avons pris des bénéfices sur des titres performants comme StoneX, Shake Shack, Hamilton Lane, Globus Medical, Primoris Services, Qualys, Grand Canyon Educationet Planet Fitness tout en maintenant notre confiance à long terme envers ces positions.

Perspectives

Les perspectives pour 2025 présentent un mélange d’occasions et de risques liés aux développements politiques américains et aux dynamiques économiques mondiales.

Si l’élection du président Trump laisse entrevoir un environnement favorable aux entreprises avec des baisses d’impôts et de la déréglementation, les éventuels tarifs douaniers et une politique d’immigration stricte pourraient raviver l’inflation.

Ces politiques contradictoires risquent de perturber le cycle d’assouplissement de la Réserve fédérale, pouvant freiner les baisses de taux et détériorer les conditions financières. Les coupes budgétaires agressives proposées par le nouveau DOGE pourraient avoir des effets déflationnistes, complexifiant davantage les attentes du marché. L’impact cumulé de ces politiques pourrait entraîner une volatilité importante sur les marchés.

Les risques géopolitiques pourraient également augmenter, le programme de Trump pouvant affecter les conflits mondiaux et les alliances.

Bien que les événements géopolitiques aient habituellement un impact limité à long terme sur les actions, la possibilité d’une volatilité à court terme demeure. Vu la combinaison des changements de politique et de rhétorique, les investisseurs doivent se préparer à des fluctuations des marchés en 2025.

Malgré ces incertitudes, l’économie américaine demeure résiliente. La solidité du bilan des entreprises, la bonne santé financière des consommateurs et la stabilité des dépenses d’investissement contribuent à une croissance économique soutenue. L’essor continu de l’IA pourrait renforcer les gains de productivité. Cependant, l’évolution des taux d’intérêt demeure un risque majeur. L’orientation et le rythme des changements de taux pourraient affecter significativement la consommation et les entreprises, rendant difficile la prévision des réactions des marchés. Les bénéfices des entreprises devraient connaître une croissance modérée en 2025, bien que des multiples de valorisation élevés puissent limiter les gains des marchés boursiers. Après deux années où la performance des actions a surpassé la croissance des bénéfices, les rendements futurs dépendront probablement de la capacité des entreprises à répondre aux attentes élevées en matière de bénéfices. Cet environnement nécessite une attention particulière aux fondamentaux et une discipline vis-à-vis les valorisations.

Nous pensons que les fondamentaux propres à chaque entreprise seront les moteurs de la performance en 2025, particulièrement pour les actions américaines à petite capitalisation. Le marché des dernières années, porté par les thèmes et le momentum, laisse place à un environnement plus sélectif où une gestion rigoureuse sera déterminante. Notre stratégie de petites capitalisations est bien positionnée pour ce changement, avec des entreprises affichant des rendements élevés sur le capital investi, de solides marges bénéficiaires et des bilans sains. Les prévisions de croissance des bénéfices à deux chiffres et des valorisations attrayantes renforcent notre confiance. À l’aube de 2025, nous demeurons concentrés sur l’identification d’entreprises de qualité, veillant à ce que notre stratégie soit prête à saisir les occasions et à relever les défis à venir.

Stratégie de croissance Chine élargie

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement du composé d'actions de la stratégie de croissance Chine élargie de Van Berkom Golden Dragon (en dollars américains) par rapport à ceux de l’indice MSCI Chine et à l’indice des actions à petite capitalisation MSCI Golden Dragon (au 31 décembre2024).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 10 ans Depuis le début *
Van Berkom -6,20 3,38 3,38 -5,16 -4,21 -3,55 4,00 3,86 4,21 7,21
Indice MSCI China -7,66 19,67 19,67 3,18 -5,92 -10,13 -3,29 -2,29 2,05 4,15
Indice MSCI Golden Dragon petites capitalisations -5,16 5,28 5,28 10,65 -1,74 3,12 7,44 4,80 5,45 7,07
Valeur ajoutée (Composé moins l'indice MSCI China) 1,46 -16,29 -16,29 -8,34 1,71 6,58 7,29 6,15 2,16 3,06

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 31 décembre 2011

 

Positionnement du portefeuille

Notre portefeuille reste bien positionné avec des entreprises affichant une forte croissance des bénéfices à deux chiffres, malgré la contraction des multiples des actions chinoises due aux conditions de marché ces deux dernières années. Yum China, l’une de nos principales positions, est un excellent exemple, ayant généré un rendement de 15 % en 2024. Plusieurs positions du portefeuille ont également bénéficié d’une réévaluation positive de leurs multiples. Geely, par exemple, a réalisé un rendement impressionnant de 78 % en 2024, reflet de la reconnaissance croissante des occasions au sein des moyennes capitalisations. Cette performance s’inscrit dans notre stratégie d’investissement axée sur les actions hors des grandes capitalisations, qui sont sous-évaluées et qui devraient s’apprécier davantage en 2025.

Les nouvelles positions ajoutées en 2024 ont également affiché de solides performances, confirmant l’efficacité de notre processus de recherche. Cette situation rappelle l’environnement de marché de 2017, où les gains initiaux étaient concentrés dans les grandes capitalisations avant que les moyennes capitalisations ne les dépassent. Historiquement, notre stratégie a excellé dans des conditions similaires. En 2017, nous avions d’abord accusé un retard de 20 % par rapport à l’indice de référence, avant de le surperformer significativement au cours des deux années suivantes; nos actions de moyenne capitalisation avaient alors attiré l’attention des investisseurs grâce à leur forte croissance et leur bonne exécution.

Pour 2025, nous anticipons un marché favorable à la sélection de titres, privilégiant les entreprises aux fondamentaux solides et à l’allocation de capital rigoureuse. Nos entreprises en portefeuille continuent d’être exemplaires en matière de gouvernance d’entreprise, privilégiant le rendement pour les actionnaires et l’efficacité du capital. Les versements de dividendes et les rachats d’actions devraient contribuer à un rendement de 6 à 8 %, sans compter les gains supplémentaires liés à la croissance des bénéfices.

À la fin du trimestre, les dix principales positions représentaient 40 % du portefeuille, reflet de notre conviction dans ces entreprises performantes. Nous demeurons confiants dans notre approche équilibrée, combinant croissance et valeur dans des segments négligés, pour propulser la performance dans l’année à venir.

Les cinq principaux contributeurs de notre portefeuille ont considérablement amélioré les rendements ce trimestre :

  • Geely (+22,0 %), portée par de fortes ventes et l’amélioration des marges bénéficiaires.
  • Grab (+24,0 %), en forte hausse grâce à la croissance de ses activités de technologie financière et sa position dominante en Asie du Sud-Est.
  • com (+10,0 %), qui a bénéficié de la hausse de la demande de voyages en Chine.
  • Sunny Optical (+20,0 %), en progression grâce aux ventes de lentilles pour téléphones intelligents et automobiles.
  • Mediatek (+16,0 %) en hausse grâce à une hausse des parts de marché et ses partenariats avec Nvidia.

Les cinq principaux détracteurs ont légèrement réduit notre performance globale ce trimestre :

  • China Overseas Property Management (-17,0 %), en baisse en raison du peu de détails sur les mesures de relance malgré des fondamentaux stables.
  • Kuaishou (-25,0 %) et New Oriental (-21,0 %) ont connu une contraction de leurs multiples après une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2025.
  • ZTO Express (-23,0 %) a souffert des pressions sur les prix dans un contexte de consolidation lente du secteur.
  • Merida (-36,0 %) a chuté en raison des inquiétudes concernant la demande pour les vélos haut de gamme et électriques prévue au printemps 2025.

Changements au portefeuille

Au cours du trimestre, nous avons procédé à des ajustements stratégiques du portefeuille pour renforcer notre exposition à la croissance de l’IA et saisir les occasions dans les secteurs des semi-conducteurs et des technologies chinoises.

Positions renforcées

  • Meituan, Alibaba et Tencent (MAT) : pour leur fort potentiel de croissance dans l’IA. Meituan progresse dans les livraisons par drones automatisés, tandis qu’Alibaba et Tencent développent leurs services infonuagiques pour entreprises et particuliers. Ces trois sociétés offrent des rendements élevés en flux de trésorerie disponible et une augmentation des rachats d’actions. De plus, Tencent dispose d’un écosystème diversifié dans les médias sociaux, les jeux, le commerce électronique et l’IA. Ses investissements stratégiques dans des entreprises technologiques mondiales et sa résilience face aux défis réglementaires la rendent attrayante à un ratio cours/bénéfice de 13.

Vente de positions

  • ESR, vendu après l’annonce d’une privatisation, réorientant le produit pour financer des achats dans le secteur des semi-conducteurs.
  • Sercomm et Novatek, vendus pour financer des investissements dans TSMC et Tokyo Electron, qui offrent une meilleure qualité à des valorisations similaires au reste du secteur.

Nouvelles positions 

  • TSMC, Mediatek et Tokyo Electron : ajoutées pour accroître l’exposition à l’IA à des valorisations attrayantes. Ces leaders des semi-conducteurs sont bien placés pour la croissance dans les applications d’IA, les véhicules électriques, les téléphones intelligents et l’électronique grand public, se négociant à un ratio cours/bénéfice de 15, ce qui est moins cher que leurs pairs américains.

Perspectives

Nous anticipons que la dynamique haussière des marchés asiatiques se poursuivra en 2025 malgré l’incertitude macroéconomique mondiale, particulièrement concernant les possibles changements de politique de l’administration Trump. Le soutien continu des politiques économiques, l’augmentation des rendements pour les actionnaires et la solidité des fondamentaux des entreprises de la région devraient compenser les pressions externes. Le consensus actuel ne prévoit qu’une croissance de 10 % en Asie pour 2025, créant un environnement favorable à la sélection de titres, similaire à la reprise du marché chinois en 2017. À cette époque, les grandes capitalisations avaient d’abord mené la hausse, mais les moyennes capitalisations les avaient rapidement surpassées grâce à des taux de croissance plus élevés attirant l’attention des investisseurs. Nous prévoyons une trajectoire similaire en 2025, les entreprises de moyenne capitalisation étant bien positionnées pour générer des rendements significatifs.

De nouvelles mesures de relance en Chine devraient contrebalancer l’impact d’un dollar américain fort et d’éventuelles tensions commerciales avec les États-Unis. Certains avancent que Trump pourrait rechercher un accord commercial avec la Chine après avoir brandi la menace de tarifs douaniers pour renforcer sa position. Sur le plan intérieur, les efforts de relance de la Chine commencent à porter leurs fruits. La consommation dans les centres commerciaux et restaurants de Shanghai repart, soutenue par des bons de consommation ciblés émis par le gouvernement. Nous pensons que ces programmes pilotes s’étendront à l’échelle nationale, ce qui encouragerait une consommation durable. Cette évolution vers une consommation de meilleure qualité — comme les appareils électroménagers haut de gamme, les produits de maternité et les produits frais dans les villes de troisième et quatrième rang — représente un moteur de croissance plus résilient que les dépenses traditionnelles d’infrastructure.

Le gouvernement chinois s’est engagé à fournir des fonds supplémentaires pour soutenir le marché boursier si les mesures actuelles s’avèrent insuffisantes. Cet engagement devrait permettre de stabiliser davantage les marchés et de soutenir les bénéfices des entreprises. À mesure que les politiques de relance prennent effet, nous nous attendons à ce que les craintes de déflation s’apaisent et que les données économiques s’améliorent tout au long de l’année.

Notre stratégie de placement demeure axée sur les entreprises de grande qualité, dotées d’équipes de gestion solides et dont les valorisations sont attrayantes. Nous accordons la priorité aux entreprises qui offrent un rendement constant aux actionnaires par le biais de dividendes et de rachats d’actions, ce qui leur assure un revenu régulier dans l’attente d’une réévaluation du marché. À l’heure actuelle, le portefeuille se négocie à un ratio cours/bénéfice attrayant de 13 fois, avec une croissance prévue des bénéfices de 20 % et un escompte de 31 % par rapport à l’évaluation des flux de trésorerie actualisés.

Pour l’avenir, nous sommes convaincus que ces éléments permettront d’obtenir des rendements positifs en 2025 : la combinaison des fondamentaux solides en Asie, des politiques gouvernementales favorables et de la discipline dans la sélection des titres. Notre stratégie nous positionne bien pour saisir les occasions de croissance tout en gérant les risques dans un contexte mondial en pleine évolution.

Vente de positions

  • ESR, vendu après l’annonce d’une privatisation, réorientant le produit pour financer des achats dans le secteur des semi-conducteurs.
  • Sercomm et Novatek, vendus pour financer des investissements dans TSMC et Tokyo Electron, qui offrent une meilleure qualité à des valorisations similaires au reste du secteur.

Nouvelles positions 

  • TSMC, Mediatek et Tokyo Electron : ajoutées pour accroître l’exposition à l’IA à des valorisations attrayantes. Ces leaders des semi-conducteurs sont bien placés pour la croissance dans les applications d’IA, les véhicules électriques, les téléphones intelligents et l’électronique grand public, se négociant à un ratio cours/bénéfice de 15, ce qui est moins cher que leurs pairs américains.

Perspectives

Nous anticipons que la dynamique haussière des marchés asiatiques se poursuivra en 2025 malgré l’incertitude macroéconomique mondiale, particulièrement concernant les possibles changements de politique de l’administration Trump. Le soutien continu des politiques économiques, l’augmentation des rendements pour les actionnaires et la solidité des fondamentaux des entreprises de la région devraient compenser les pressions externes. Le consensus actuel ne prévoit qu’une croissance de 10 % en Asie pour 2025, créant un environnement favorable à la sélection de titres, similaire à la reprise du marché chinois en 2017. À cette époque, les grandes capitalisations avaient d’abord mené la hausse, mais les moyennes capitalisations les avaient rapidement surpassées grâce à des taux de croissance plus élevés attirant l’attention des investisseurs. Nous prévoyons une trajectoire similaire en 2025, les entreprises de moyenne capitalisation étant bien positionnées pour générer des rendements significatifs.

De nouvelles mesures de relance en Chine devraient contrebalancer l’impact d’un dollar américain fort et d’éventuelles tensions commerciales avec les États-Unis. Certains avancent que Trump pourrait rechercher un accord commercial avec la Chine après avoir brandi la menace de tarifs douaniers pour renforcer sa position. Sur le plan intérieur, les efforts de relance de la Chine commencent à porter leurs fruits. La consommation dans les centres commerciaux et restaurants de Shanghai repart, soutenue par des bons de consommation ciblés émis par le gouvernement. Nous pensons que ces programmes pilotes s’étendront à l’échelle nationale, ce qui encouragerait une consommation durable. Cette évolution vers une consommation de meilleure qualité — comme les appareils électroménagers haut de gamme, les produits de maternité et les produits frais dans les villes de troisième et quatrième rang — représente un moteur de croissance plus résilient que les dépenses traditionnelles d’infrastructure.

Le gouvernement chinois s’est engagé à fournir des fonds supplémentaires pour soutenir le marché boursier si les mesures actuelles s’avèrent insuffisantes. Cet engagement devrait permettre de stabiliser davantage les marchés et de soutenir les bénéfices des entreprises. À mesure que les politiques de relance prennent effet, nous nous attendons à ce que les craintes de déflation s’apaisent et que les données économiques s’améliorent tout au long de l’année.

Notre stratégie de placement demeure axée sur les entreprises de grande qualité, dotées d’équipes de gestion solides et dont les valorisations sont attrayantes. Nous accordons la priorité aux entreprises qui offrent un rendement constant aux actionnaires par le biais de dividendes et de rachats d’actions, ce qui leur assure un revenu régulier dans l’attente d’une réévaluation du marché. À l’heure actuelle, le portefeuille se négocie à un ratio cours/bénéfice attrayant de 13 fois, avec une croissance prévue des bénéfices de 20 % et un escompte de 31 % par rapport à l’évaluation des flux de trésorerie actualisés.

Pour l’avenir, nous sommes convaincus que ces éléments permettront d’obtenir des rendements positifs en 2025 : la combinaison des fondamentaux solides en Asie, des politiques gouvernementales favorables et de la discipline dans la sélection des titres. Notre stratégie nous positionne bien pour saisir les occasions de croissance tout en gérant les risques dans un contexte mondial en pleine évolution.

Stratégie d’actions américaines à petite et à moyenne capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions américaines à petite et moyenne capitalisation de Van Berkom (en dollars américains) par rapport à celui de l’indice des actions à petite capitalisation Russell 2500 (au 31 décembre 2024).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans Depuis le début *
Van Berkom 0,63 8,40 8,40 14,60 2,22 5,52 7,77 9,04 9,69
Indice Russell 2500 0,62 12,00 12,00 14,68 2,39 6,13 8,77 8,33 8,79
Valeur ajoutée (Van Berkom moins Russell 2500) 0,01 -3,60 -3,60 -0,08 -0,17 -0,61 -1,00 0,71 0,90

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 30 septembre 2017

 

Positionnement du portefeuille

Le portefeuille a suivi l’indice de près au cours des trois derniers mois. Mais après les gains enregistrés au troisième trimestre, notre performance neutre du quatrième trimestre n’a pas permis de compenser un début d’année 2024 difficile. Le fonds des actions à petite et moyenne capitalisation et celui des petites capitalisations ont sous-performé en 2024 malgré une forte année 2023. Cependant, le second semestre a marqué un redressement net, soutenu par les baisses de taux de 100 points de base de la Réserve fédérale. Pour 2025, nous anticipons que les thèmes macroéconomiques auront moins d’impact, créant un environnement favorable à notre stratégie de placement ascendante.

L’allocation du portefeuille et la sélection de titres sont demeurées largement équilibrées au quatrième trimestre, avec une légère surperformance de l’allocation de l’ordre de deux à trois points de base. L’absence d’exposition aux secteurs des matériaux et de l’immobilier, qui ont sous-performé, figurent parmi les contributeurs positifs, ainsi que nos surpondérations dans les services financiers et les technologies de l’information. Cependant, notre surpondération dans les soins de santé a constitué le principal détracteur, suivie de notre sous-pondération dans l’énergie et de notre surpondération dans la consommation discrétionnaire.

La performance sectorielle au quatrième trimestre a été menée par les technologies de l’information et les services financiers, suivis de l’énergie. À l’inverse, les soins de santé ont été à la traîne en raison des inquiétudes concernant le financement de Medicare et Medicaid, tandis que les matériaux et l’immobilier ont également sous-performé. Sur l’année complète, les services aux collectivités ont offert la meilleure performance sectorielle, avec des rendements de près de 30 %, suivis des services financiers, en hausse de 21 %, tandis que les technologies de l’information, l’industrie et la consommation de base ont affiché des gains de l’ordre de 15 %. Les matériaux et les soins de santé ont été les secteurs les plus faibles, avec des rendements inférieurs à 1 % et 3 % respectivement.

À 21,7 %, les services financiers représentaient la plus importante pondération sectorielle du portefeuille, suivis de la consommation discrétionnaire à 18,8 %. Comme par le passé, nous avons maintenu notre absence d’exposition aux secteurs de l’énergie, des matériaux et de l’immobilier. L’année 2024 a été marquée par l’augmentation de l’allocation au secteur industriel, renversant une sous-pondération de longue date. Le repli du secteur industriel au quatrième trimestre a présenté une occasion intéressante, les valorisations devenant plus attrayantes pour des entreprises de qualité offrant une croissance durable. Cette réallocation stratégique a été principalement financée par la réduction de l’exposition aux grandes valeurs de consommation discrétionnaire sensibles aux taux d’intérêt tout au long de l’année.

Notre approche rigoureuse en matière de positionnement sectoriel et notre analyse des valorisations demeurent essentielles pour gérer la volatilité des marchés et saisir les occasions de croissance à long terme.

Titres qui ont le plus contribué à notre rendement au T4 :

  • Five9 (+00,0 %) a fortement rebondi, dans un contexte où la direction a répondu à des inquiétudes sur la rentabilité et clarifié sa stratégie d’IA.
  • Shake Shack (+25,8 %), grâce à une transition réussie au poste de chef de la direction, un redressement des marges et une croissance régulière des nouveaux emplacements.
  • EPAM Systems (+23,6 %), en raison d’une stabilisation de la demande de services de transformation numérique et d’un personnel stratégique qui se réoriente hors de l’Europe de l’Est.

Titres qui ont le plus nui à notre rendement au T4 :

  • Installed Building Products (-29,0 %), malgré des fondamentaux solides, le titre a été pénalisé par le sentiment négatif du marché envers les valeurs immobilières dans un contexte d’inquiétudes inflationnistes.
  • Pennant Group (-25,0 %), après une importante augmentation de capital et des pressions plus généralisées sur le secteur des soins de santé.

Changements au portefeuille

Au cours du quatrième trimestre, nous avons procédé à plusieurs ajustements stratégiques du portefeuille pour optimiser la performance et nous adapter aux conditions de marché. Vous trouverez ci-dessous les principaux changements et leur justification.

Positions réduites

  • Installed Building Products (IBP) : nous avons réduit l’exposition après un recul de 29 % attribuable au sentiment du marché face aux actions du secteur du logement, malgré la solidité des fondamentaux à long terme.
  • Pennant Group (PNTG) : nous avons réduit la position après un repli de 25 % causé par une augmentation de capital et des inquiétudes sur les politiques de soins de santé, malgré des perspectives de croissance à long terme prometteuses.

Nouvelles positions

  • EPAM Systems Inc. (EPAM) : ajoutée en raison de la stabilisation de la demande en services de transformation numérique et d’un important potentiel de croissance à long terme dans le conseil en IA et en infonuagique.
  • Willscot Mobile Mini Holdings Corp. (WSC) : nous avons initié cette position compte tenu de sa position dominante dans le marché des solutions modulaires et de son potentiel de croissance avec la stabilisation de la construction non résidentielle.
  • SPX Technologies (SPXC) : ajoutée après une restructuration stratégique ayant positionné l’entreprise pour la croissance sur les marchés de systèmes de CVC et des infrastructures.
  • Entegris Inc. (ENTG) : acquise en raison de sa position dominante dans les matériaux pour semi-conducteurs et d’une reprise attendue des revenus en 2025.

Positions liquidées

  • Sotera Health (SHC) : position liquidée en raison d’objectifs de croissance décevants, d’un endettement élevé lié aux coûts des litiges et d’une exécution irrégulière.
  • Qualys Inc. (QLYS) : cédée après avoir dépassé les objectifs de rendement et dans un contexte d’inquiétudes face à la croissance irrégulière du marché des PME.
  • Envestnet Inc. (ENV) : cédée à la suite de son acquisition par Bain Capital, assurant un rendement annuel de 27 %.
  • Brunswick Corp. (BC) : vente en raison des difficultés liées aux dépenses discrétionnaires pour les achats importants dans un contexte de taux d’intérêt élevés.
  • Fox Factory Holding Corp. (FOXF) : liquidation en raison d’une gestion financière déficiente, d’un endettement excessif lié aux acquisitions et d’un affaiblissement de la demande.

Perspectives

Les dynamiques de marché en 2025 devraient évoluer sous l’effet de plusieurs facteurs clés. Les pressions inflationnistes persistantes et la hausse des prévisions de taux d’intérêt rendent les perspectives moins favorables pour les titres de croissance, créant des occasions pour des portefeuilles plus équilibrés. La position plus prudente de la Réserve fédérale sur les baisses de taux signale une trajectoire de réduction plus lente et moins prononcée, avec des baisses probablement reportées à la mi-2025. Les projections médianes des taux d’intérêt pour septembre 2025 et 2026 ont été revues à la hausse, reflétant les préoccupations persistantes concernant l’inflation. Ce changement suggère que les marchés devront s’adapter à la réalité de taux d’intérêt plus élevés sur une période prolongée, affectant les stratégies d’investissement et la valorisation des actifs.

Sur le plan politique, le renouvellement attendu de la loi sur les réductions d’impôts et l’emploi sous le président élu Trump pourrait stimuler le marché du travail et l’activité économique. Cependant, les politiques commerciales protectionnistes proposées et les tarifs potentiels présentent des risques pour le commerce mondial. Pour le Canada, fournisseur clé de ressources essentielles comme le pétrole, l’aluminium et l’uranium, l’impact pourrait être limité. Par ailleurs, le Departement of Government Efficiency (DOGE) mis de l’avant engendre des incertitudes, particulièrement pour des secteurs qui dépendent des dépenses publiques, notamment l’Agence de protection de l’environnement, le HUD, la SEC et le Département de l’éducation.

Dans cet environnement, les stratégies d’investissement axées sur la qualité et la croissance durable demeurent appropriées. Les actions à petite capitalisation et celles à petite et moyenne capitalisation aux valorisations raisonnables devraient offrir des rendements réguliers de l’ordre de 5 à 10 % en 2025. Cependant, les risques macroéconomiques persistent, particulièrement en ce qui a trait aux  tensions commerciales et à l’impact imprévisible des initiatives de réduction des coûts du DOGE sur les entreprises travaillant avec le gouvernement.

Bien que la sensibilité du marché aux taux d’intérêt perdure, un contexte économique plus stable favorise les entreprises capables de gérer des coûts d’emprunt plus élevés. Les entreprises centrées sur le marché intérieur devraient bénéficier des politiques favorables aux entreprises et d’un marché du travail dynamique. Toutefois, l’incertitude entourant l’orientation politique de la nouvelle administration pourrait entraîner une volatilité initiale sur les marchés. Globalement, une approche prudente mais opportuniste, privilégiant une exposition diversifiée aux secteurs résilients, semble judicieuse pour naviguer en 2025.

Nouvelles positions

  • EPAM Systems Inc. (EPAM) : ajoutée en raison de la stabilisation de la demande en services de transformation numérique et d’un important potentiel de croissance à long terme dans le conseil en IA et en infonuagique.
  • Willscot Mobile Mini Holdings Corp. (WSC) : nous avons initié cette position compte tenu de sa position dominante dans le marché des solutions modulaires et de son potentiel de croissance avec la stabilisation de la construction non résidentielle.
  • SPX Technologies (SPXC) : ajoutée après une restructuration stratégique ayant positionné l’entreprise pour la croissance sur les marchés de systèmes de CVC et des infrastructures.
  • Entegris Inc. (ENTG) : acquise en raison de sa position dominante dans les matériaux pour semi-conducteurs et d’une reprise attendue des revenus en 2025.

Positions liquidées

  • Sotera Health (SHC) : position liquidée en raison d’objectifs de croissance décevants, d’un endettement élevé lié aux coûts des litiges et d’une exécution irrégulière.
  • Qualys Inc. (QLYS) : cédée après avoir dépassé les objectifs de rendement et dans un contexte d’inquiétudes face à la croissance irrégulière du marché des PME.
  • Envestnet Inc. (ENV) : cédée à la suite de son acquisition par Bain Capital, assurant un rendement annuel de 27 %.
  • Brunswick Corp. (BC) : vente en raison des difficultés liées aux dépenses discrétionnaires pour les achats importants dans un contexte de taux d’intérêt élevés.
  • Fox Factory Holding Corp. (FOXF) : liquidation en raison d’une gestion financière déficiente, d’un endettement excessif lié aux acquisitions et d’un affaiblissement de la demande.

Perspectives

Les dynamiques de marché en 2025 devraient évoluer sous l’effet de plusieurs facteurs clés. Les pressions inflationnistes persistantes et la hausse des prévisions de taux d’intérêt rendent les perspectives moins favorables pour les titres de croissance, créant des occasions pour des portefeuilles plus équilibrés. La position plus prudente de la Réserve fédérale sur les baisses de taux signale une trajectoire de réduction plus lente et moins prononcée, avec des baisses probablement reportées à la mi-2025. Les projections médianes des taux d’intérêt pour septembre 2025 et 2026 ont été revues à la hausse, reflétant les préoccupations persistantes concernant l’inflation. Ce changement suggère que les marchés devront s’adapter à la réalité de taux d’intérêt plus élevés sur une période prolongée, affectant les stratégies d’investissement et la valorisation des actifs.

Sur le plan politique, le renouvellement attendu de la loi sur les réductions d’impôts et l’emploi sous le président élu Trump pourrait stimuler le marché du travail et l’activité économique. Cependant, les politiques commerciales protectionnistes proposées et les tarifs potentiels présentent des risques pour le commerce mondial. Pour le Canada, fournisseur clé de ressources essentielles comme le pétrole, l’aluminium et l’uranium, l’impact pourrait être limité. Par ailleurs, le Departement of Government Efficiency (DOGE) mis de l’avant engendre des incertitudes, particulièrement pour des secteurs qui dépendent des dépenses publiques, notamment l’Agence de protection de l’environnement, le HUD, la SEC et le Département de l’éducation.

Dans cet environnement, les stratégies d’investissement axées sur la qualité et la croissance durable demeurent appropriées. Les actions à petite capitalisation et celles à petite et moyenne capitalisation aux valorisations raisonnables devraient offrir des rendements réguliers de l’ordre de 5 à 10 % en 2025. Cependant, les risques macroéconomiques persistent, particulièrement en ce qui a trait aux  tensions commerciales et à l’impact imprévisible des initiatives de réduction des coûts du DOGE sur les entreprises travaillant avec le gouvernement.

Bien que la sensibilité du marché aux taux d’intérêt perdure, un contexte économique plus stable favorise les entreprises capables de gérer des coûts d’emprunt plus élevés. Les entreprises centrées sur le marché intérieur devraient bénéficier des politiques favorables aux entreprises et d’un marché du travail dynamique. Toutefois, l’incertitude entourant l’orientation politique de la nouvelle administration pourrait entraîner une volatilité initiale sur les marchés. Globalement, une approche prudente mais opportuniste, privilégiant une exposition diversifiée aux secteurs résilients, semble judicieuse pour naviguer en 2025.

Stratégie mondiale d’actions à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des investissements du fonds d'actions mondiales à petite capitalisation de Van Berkom, par rapport à celui de l’indice des actions à petite capitalisation MSCI ACWI en dollars canadiens (au 31 décembre 2024).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans Depuis le début *
Van Berkom 5,38 15,45 15,45 15,22 13,71
Indice MSCI ACWI petite capitalisation 3,21 17,66 17,66 16,15 14,22
Valeur ajoutée (Van Berkom moins MSCI ACWI p.c.) 2,17 -2,21 -2,21 -0,93 -0,51

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 31 juillet 2022

 

Position du portefeuille

Nos positions américaines ont entamé le cycle électoral en étant bien positionnées pour bénéficier d’un programme gouvernemental plus centré sur le marché intérieur, avec une exposition importante aux secteurs industriels, financiers et des soins de santé aux États-Unis. En conséquence, ce trimestre a été exceptionnel. En outre, nos positions canadiennes, qui génèrent la majeure partie de leurs revenus aux États-Unis, en ont également profité. Au total, notre allocation nord-américaine a dégagé une solide performance de 12,0 % ce trimestre.

Cependant, ce qui profite aux États-Unis est souvent perçu comme une charge pour les autres marchés. Les inquiétudes concernant les tarifs douaniers, les embargos technologiques et la hausse de l’inflation ont affaibli le sentiment dans d’autres régions. Nos positions asiatiques ont baissé de 11,3 % ce trimestre, comparativement à un recul de 3,4 % des positions européennes. Malgré ces difficultés, le portefeuille mondial a obtenu un rendement net positif, le quatrième trimestre ayant généré un rendement de 5,0 %, ce qui est supérieur à celui de 3,1 % de l’indice de référence.

Les titres qui ont le plus contribué au rendement du portefeuille au T4 sont :

  • MDA Space (+69.9%) : les résultats solides de MDA au troisième trimestre ont révélé une croissance de 78 % du chiffre d’affaires des satellites et une augmentation de 60 % du BAIIA. La direction prévoit une croissance annuelle du chiffre d’affaires de plus de 20 % grâce à une forte activité d’appels d’offres et aux contrats prévus dans les 18 prochains mois. Malgré une hausse de 156,3 % du cours de l’action en 2024, il reste encore du potentiel, bien que le capital ait été partiellement réaffecté après les gains rapides de cette année.
  • Five9 (+50,6 %) : après un deuxième trimestre faible, les bons résultats de Five9 au troisième trimestre ont dépassé les attentes, rétablissant la crédibilité de la direction. La croissance demeure inférieure aux objectifs mais se stabilise, plaçant la société dans une position favorable pour surperformer.
  • Victory Capital (26.6%) : l’acquisition d’Amundi US devrait accroître le BAIIA et le flux de trésorerie disponible de 50 à 60 %, réduire l’effet de levier et ajouter un accord de distribution international de 15 ans. Victory est ouverte à d’autres acquisitions après la transaction, bénéficiant de l’intérêt croissant pour les cessions dans le domaine de la gestion d’actifs.

Les titres qui ont le plus nui au rendement du portefeuille au T4 sont :

  • SMS (-29,3 %) : le résultat d’exploitation n’a pas répondu aux attentes. Il a diminué de 41 % en glissement annuel à 574 millions de yens contre un consensus de 985 millions de yens, en raison de l’augmentation des coûts d’embauche et de la publicité. Bien que la direction ait fait état d’un impact temporaire, l’ampleur de la baisse était inattendue. Malgré ce revers, nous soutenons la stratégie consistant à investir dans les ventes et la publicité pour stimuler la croissance future.
  • M&A Research (-33.8%) : la correction reflète une révision des perspectives pour l’exercice 2025; une baisse des objectifs de recrutement de conseillers, qui passent à 400-450 comparativement à une attente initiale de 500, réinitialise la trajectoire de croissance. Comme le nombre de conseillers a un impact direct sur la croissance du chiffre d’affaires, nous demeurons prudents quant à la capacité de la direction à relever les principaux défis. La position a été réduite et placée en observation.
  •  Norva 24 (-12,6 %) : la faiblesse provient des défis continus en Allemagne et des blocages potentiels d’acquisition par les régulateurs norvégiens. La croissance organique a été de 8 %, et le BAIIA ajusté a augmenté de 13 % en glissement annuel à 221 millions de NOK, s’alignant sur le consensus. Le bénéfice avant intérêts et impôts (BAII) ajusté des activités allemandes a chuté de 25 % en glissement annuel, ce qui a pesé sur les résultats du groupe. La direction vise à redresser l’unité allemande en tirant parti de son succès antérieur face à des problèmes similaires au Danemark.

Changements au portefeuille

Nouvelles positions

  • Ferretti : pour ce constructeur de yachts de luxe, propriétaire de marques prestigieuses comme Riva, les investissements dans la capacité des chantiers navals et l’exécution du carnet de commandes stimulent la croissance des ventes à forte marge. L’entreprise n’a pas de dette, se négocie à 3,4 fois son BAIIA prévisionnel et dispose d’un carnet de commandes de près de deux ans. Les flux de trésorerie disponibles soutiennent un dividende en croissance.
  • SPX Technologies est un fabricant de produits industriels de niche dans des secteurs non discrétionnaires, comme les systèmes de CVC et la détection/mesure. Son modèle, allégé en actifs, permet une croissance organique et des acquisitions complémentaires. Ceci positionne l’entreprise pour bénéficier de la relocalisation industrielle aux États-Unis et de la demande des centres de données.
  • Atour est la plus grande chaîne d’hôtels de catégorie moyenne supérieure en Chine (10 fois le BAIIA prévisionnel). Son modèle à deux segments combine l’activité hôtelière (croissance annuelle de 20 %) et un segment de vente au détail de produits de literie. Ce dernier est un joueur de premier plan dans les plateformes d’achat en ligne.
  • 5N Plus est un producteur de premier plan de semi-conducteurs spécialisés et de matériaux de performance, basé à Montréal. L’entreprise se concentre sur des secteurs tels que les énergies renouvelables, l’industrie aérospatiale et les applications médicales. Compte tenu d’une valorisation de 9 fois le ratio VE/BAIIA, elle est particulièrement bien placée pour tirer parti du développement de l’énergie solaire aux États-Unis.
  • Willscot est un fournisseur de premier plan dans les espaces temporaires clés en main et produits auxiliaires aux États-Unis, au Canada et au Mexique, servant plus de 85 000 clients dans 14 secteurs d’activité. Malgré des défis dans la construction non résidentielle, le titre se négocie sous sa valeur intrinsèque, avec un potentiel de croissance à long terme.

Nous avons liquidé nos positions dans VAC et CIGI en raison d’autres occasions et de questions de gérance.

Perspectives

Dans un contexte où six des pays du G7 auront un nouveau gouvernement en 2025, nous constatons une orientation de plus en plus nationale sur tous nos marchés, qu’il s’agisse de l’immigration, de l’inflation ou de l’accessibilité au logement. Cette tendance est le prolongement de ce que nous avons observé ces dernières années, la politique intérieure et la géopolitique internationale occupant une place de plus en plus importante dans nos conversations avec les dirigeants des entreprises. Si nous nous concentrons toujours sur les fondamentaux des entreprises, nous accordons une attention croissante à la politique régionale des pays dans lesquels opèrent les sociétés de notre portefeuille, qu’il s’agisse de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, des tarifs douaniers ou des politiques en matière de travail.

Aux États-Unis, l’approche « America First » de l’administration Trump pousse les entreprises à s’adapter aux politiques anticipées. Si les perspectives de baisse d’impôts, de déréglementation et d’un environnement favorable aux entreprises favorisent les actions, d’éventuels tarifs douaniers et un durcissement de la politique d’immigration pourraient raviver l’inflation et perturber le cycle d’assouplissement de la Réserve fédérale. Ces politiques contradictoires, combinées à une rhétorique excessive, pourraient créer une volatilité importante sur les marchés, tant au niveau national qu’international. Par ailleurs, des propositions comme le nouveau Department of Government Efficiency (DOGE) pourraient réduire les dépenses fédérales, créant une pression déflationniste et influençant la trajectoire des taux d’intérêt.

En Europe, l’Allemagne, en récession depuis deux ans, constitue le maillon faible. Nos récents échanges avec les dirigeants d’entreprises allemandes nous permettent de penser que les prochaines élections pourraient marquer un point d’inflexion. Une coalition de centre-droite dirigée par l’Union chrétienne-démocrate pourrait mettre en œuvre des réformes visant à réduire la bureaucratie, assouplir le frein à l’endettement et augmenter les dépenses d’infrastructure et de défense. La région pourrait bénéficier d’un potentiel haussier en cas de résolution du conflit ukrainien, qui entraînerait une importante activité de reconstruction.

Au Royaume-Uni, la hausse des dépenses publiques du nouveau gouvernement travailliste, surtout en matière de logement abordable, crée des occasions à long terme pour les entreprises liées à la construction résidentielle. Cependant, la hausse des coûts, notamment l’assurance nationale et les salaires, pèse sur les marges des entreprises. Les détaillants font état d’un essoufflement de la part des consommateurs, mais une grande partie du sentiment négatif semble déjà intégrée dans les cours, créant ainsi des occasions intéressantes.

Au Japon, les négociations salariales prévues en mars seront déterminantes pour la politique monétaire de la Banque du Japon. Le gouverneur Kazuo Ueda a signalé la probabilité de nouvelles hausses de taux alors que les salaires augmentent dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre persistante. Le vieillissement de la population atteindra un tournant en 2025, première année où tous les baby-boomers auront 75 ans ou plus. Cette transition démographique devrait accentuer les pénuries de main-d’œuvre, soulignant l’importance d’une gestion efficace du capital humain et de l’adoption de solutions numériques pour améliorer la productivité. Les réformes de gouvernance d’entreprise continuent de stimuler les rendements pour les actionnaires grâce à des rachats d’actions et une croissance des dividendes. De plus, l’activité en matière de fusions et acquisitions devrait s’accélérer alors que les entreprises rationalisent leurs opérations, répondent aux défis de main-d’œuvre et améliorent leur efficacité.

Globalement, nos sociétés en portefeuille — des champions régionaux avec des marges saines, des rendements élevés et un bilan solide — sont bien positionnées pour bénéficier de politiques nationales favorables, d’un recul de l’inflation et d’un environnement plus propice en matière de taux d’intérêt.

Nous avons liquidé nos positions dans VAC et CIGI en raison d’autres occasions et de questions de gérance.

Perspectives

Dans un contexte où six des pays du G7 auront un nouveau gouvernement en 2025, nous constatons une orientation de plus en plus nationale sur tous nos marchés, qu’il s’agisse de l’immigration, de l’inflation ou de l’accessibilité au logement. Cette tendance est le prolongement de ce que nous avons observé ces dernières années, la politique intérieure et la géopolitique internationale occupant une place de plus en plus importante dans nos conversations avec les dirigeants des entreprises. Si nous nous concentrons toujours sur les fondamentaux des entreprises, nous accordons une attention croissante à la politique régionale des pays dans lesquels opèrent les sociétés de notre portefeuille, qu’il s’agisse de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, des tarifs douaniers ou des politiques en matière de travail.

Aux États-Unis, l’approche « America First » de l’administration Trump pousse les entreprises à s’adapter aux politiques anticipées. Si les perspectives de baisse d’impôts, de déréglementation et d’un environnement favorable aux entreprises favorisent les actions, d’éventuels tarifs douaniers et un durcissement de la politique d’immigration pourraient raviver l’inflation et perturber le cycle d’assouplissement de la Réserve fédérale. Ces politiques contradictoires, combinées à une rhétorique excessive, pourraient créer une volatilité importante sur les marchés, tant au niveau national qu’international. Par ailleurs, des propositions comme le nouveau Department of Government Efficiency (DOGE) pourraient réduire les dépenses fédérales, créant une pression déflationniste et influençant la trajectoire des taux d’intérêt.

En Europe, l’Allemagne, en récession depuis deux ans, constitue le maillon faible. Nos récents échanges avec les dirigeants d’entreprises allemandes nous permettent de penser que les prochaines élections pourraient marquer un point d’inflexion. Une coalition de centre-droite dirigée par l’Union chrétienne-démocrate pourrait mettre en œuvre des réformes visant à réduire la bureaucratie, assouplir le frein à l’endettement et augmenter les dépenses d’infrastructure et de défense. La région pourrait bénéficier d’un potentiel haussier en cas de résolution du conflit ukrainien, qui entraînerait une importante activité de reconstruction.

Au Royaume-Uni, la hausse des dépenses publiques du nouveau gouvernement travailliste, surtout en matière de logement abordable, crée des occasions à long terme pour les entreprises liées à la construction résidentielle. Cependant, la hausse des coûts, notamment l’assurance nationale et les salaires, pèse sur les marges des entreprises. Les détaillants font état d’un essoufflement de la part des consommateurs, mais une grande partie du sentiment négatif semble déjà intégrée dans les cours, créant ainsi des occasions intéressantes.

Au Japon, les négociations salariales prévues en mars seront déterminantes pour la politique monétaire de la Banque du Japon. Le gouverneur Kazuo Ueda a signalé la probabilité de nouvelles hausses de taux alors que les salaires augmentent dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre persistante. Le vieillissement de la population atteindra un tournant en 2025, première année où tous les baby-boomers auront 75 ans ou plus. Cette transition démographique devrait accentuer les pénuries de main-d’œuvre, soulignant l’importance d’une gestion efficace du capital humain et de l’adoption de solutions numériques pour améliorer la productivité. Les réformes de gouvernance d’entreprise continuent de stimuler les rendements pour les actionnaires grâce à des rachats d’actions et une croissance des dividendes. De plus, l’activité en matière de fusions et acquisitions devrait s’accélérer alors que les entreprises rationalisent leurs opérations, répondent aux défis de main-d’œuvre et améliorent leur efficacité.

Globalement, nos sociétés en portefeuille — des champions régionaux avec des marges saines, des rendements élevés et un bilan solide — sont bien positionnées pour bénéficier de politiques nationales favorables, d’un recul de l’inflation et d’un environnement plus propice en matière de taux d’intérêt.