Revue trimestrielle

 

Au premier trimestre 2025, les marchés mondiaux ont continué à souffrir de volatilité. Les tensions tarifaires ont pesé sur le sentiment et les actions à petite capitalisation ont fortement reculé. Néanmoins, les valorisations attrayantes et le positionnement défensif soutiennent les perspectives de reprise à mesure que les orientations politiques

deviennent plus claires.
 

 

2025

T1

Marché américain: retour de la volatilité sur fond d’agitation tarifaire 

Le premier trimestre de 2025 a été marqué par une volatilité accrue et des tensions économiques croissantes dans un contexte d’escalade des tensions commerciales mondiales. Le programme tarifaire renouvelé de l’administration Trump, combiné à des coupes budgétaires fédérales radicales mises en œuvre par le Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), a ébranlé la confiance des investisseurs et ralenti le momentum économique. Les petites capitalisations américaines ont enregistré leur pire premier trimestre depuis 2020, avec une forte baisse de l’indice Russell 2000. Affichant des valorisations élevées, les valeurs technologiques ont enregistré le recul le plus important, tandis que les services publics sont demeurés le seul secteur en territoire positif. Des échos provenant de chefs d’entreprises américains suggèrent une hésitation croissante en matière d’investissements, d’embauches et de fusions-acquisitions, attribuable surtout à l’incertitude liée à la politique commerciale et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement. L’inflation demeure élevée, potentiellement aggravée par les tarifs douaniers proposés, et des signes de décélération économique sont apparus en mars, avec une baisse des données de l’emploi et un ralentissement des dépenses des consommateurs et des entreprises. Bien qu’une récession ne semble pas imminente, le risque d’un ralentissement auto-infligé s’accroît.

Sentiment nord-américain : la confiance s’effrite

Aux États-Unis comme au Canada, l’incertitude liée aux droits de douane a entraîné de l’hésitation en matière de dépenses d’investissement, d’embauche et de fusions-acquisitions. Les chefs d’entreprise ont du mal à prévoir les coûts de la chaîne d’approvisionnement et la demande, ce qui les incite à adopter des perspectives plus prudentes. L’inflation demeure élevée, tandis que la croissance des salaires et les dépenses de consommation ont ralenti. Au Canada, ces préoccupations sont exacerbées par l’incertitude liée aux élections et par l’exposition du commerce aux politiques américaines. Les secteurs orientés vers l’exportation se replient, et des entreprises des deux pays privilégient le contrôle des coûts et la flexibilité du capital. En conséquence, les investisseurs sont de plus en plus réticents à prendre des risques à l’approche du deuxième trimestre.

Marché canadien : la force des matières premières masque une faiblesse

Les actions canadiennes ont reflété la volatilité américaine, les petites capitalisations étant à la traîne de l’indice S&P TSX à petite capitalisation. Les gains dans les secteurs des matériaux et des services publics ont bénéficié de la hausse des prix des produits de base — l’or à lui seul a augmenté de 18 % en dollars américains — ce qui a permis d’amortir les baisses plus généralisées. Toutefois, le reste du marché a connu des difficultés, en particulier les secteurs sensibles aux échanges commerciaux, tels que l’industrie et la technologie. Les exportateurs canadiens sont de plus en plus considérés comme des dommages collatéraux potentiels dans l’escalade du conflit commercial avec les États-Unis, ce qui soulève des questions sur le pouvoir de fixation des prix et la visibilité de la demande.

Le climat des affaires s’est détérioré et les intentions d’embauche se sont modérées. Néanmoins, plusieurs petites capitalisations canadiennes se négocient aujourd’hui à des valorisations attrayantes, en particulier celles qui ont une exposition mondiale limitée, des bilans solides et celles qui bénéficieront d’éventuelles baisses de taux directeur de la Banque du Canada. Cette dynamique positionne le secteur pour un rebond potentiel lorsque les pressions macroéconomiques s’atténueront.

Asie : la pression sur les marges augmente

Les marchés asiatiques ont surperformé au premier trimestre, grâce à la reprise des actions chinoises et aux mesures de relance en cours dans la région. Le soutien ciblé de la consommation et les politiques de stabilisation de la Chine ont contribué à restaurer la confiance des investisseurs après une sous-performance prolongée. Cela dit, les régions d’Asie ne s’en sortent pas toutes de manière égale. Au Japon, les secteurs fortement axés sur les exportations — en particulier l’automobile et l’industrie — subissent l’impact des tensions commerciales mondiales et de la hausse des coûts des matériaux. Les entreprises à petite capitalisation axées sur le marché intérieur sont davantage à l’abri des risques géopolitiques, mais elles doivent gérer l’inflation des salaires et la hausse des prix des intrants. Nombre d’entre elles s’efforcent de refiler les coûts lorsque la situation le permet, ce qui se traduit par un resserrement des marges. Néanmoins, les réformes structurelles et les initiatives fiscales continuent de soutenir la dynamique économique, faisant de l’Asie une région relativement attrayante pour les investisseurs en quête de diversification et de croissance à moyen terme.

Europe : un optimisme prudent apparaît

L’Europe a enregistré des gains solides à un chiffre au premier trimestre, les investisseurs ayant réagi positivement à l’amélioration des indicateurs économiques. Alors que les entreprises ont adopté une attitude prudente à l’égard de la politique commerciale américaine, un changement de mentalité s’opère. Les mesures de relance de l’Allemagne ont dépassé les attentes et renforcé le sentiment local. Dans son ensemble, le marché européen commence à se repositionner autour de la résilience intérieure et d’un nouvel élan budgétaire.

Performance des classes d’actifs : un virage défensif

Les investisseurs mondiaux ont pris leurs distances vis-à-vis les actifs risqués et ils se sont tournés vers les valeurs défensives. Les petites capitalisations américaines et canadiennes ont reculé, tandis que l’Europe et l’Asie ont surperformé. L’or s’est imposé comme une valeur refuge et les taux obligataires ont baissé, les investisseurs cherchant à se réfugier. Le dollar américain s’est affaibli et le leadership du marché s’est déplacé vers les stratégies de valeur et de revenu, reflétant un net recul de la prise de risque en début d’année 2025.

Le climat des affaires s’est détérioré et les intentions d’embauche se sont modérées. Néanmoins, plusieurs petites capitalisations canadiennes se négocient aujourd’hui à des valorisations attrayantes, en particulier celles qui ont une exposition mondiale limitée, des bilans solides et celles qui bénéficieront d’éventuelles baisses de taux directeur de la Banque du Canada. Cette dynamique positionne le secteur pour un rebond potentiel lorsque les pressions macroéconomiques s’atténueront.

Asie : la pression sur les marges augmente

Les marchés asiatiques ont surperformé au premier trimestre, grâce à la reprise des actions chinoises et aux mesures de relance en cours dans la région. Le soutien ciblé de la consommation et les politiques de stabilisation de la Chine ont contribué à restaurer la confiance des investisseurs après une sous-performance prolongée. Cela dit, les régions d’Asie ne s’en sortent pas toutes de manière égale. Au Japon, les secteurs fortement axés sur les exportations — en particulier l’automobile et l’industrie — subissent l’impact des tensions commerciales mondiales et de la hausse des coûts des matériaux. Les entreprises à petite capitalisation axées sur le marché intérieur sont davantage à l’abri des risques géopolitiques, mais elles doivent gérer l’inflation des salaires et la hausse des prix des intrants. Nombre d’entre elles s’efforcent de refiler les coûts lorsque la situation le permet, ce qui se traduit par un resserrement des marges. Néanmoins, les réformes structurelles et les initiatives fiscales continuent de soutenir la dynamique économique, faisant de l’Asie une région relativement attrayante pour les investisseurs en quête de diversification et de croissance à moyen terme.

Europe : un optimisme prudent apparaît

L’Europe a enregistré des gains solides à un chiffre au premier trimestre, les investisseurs ayant réagi positivement à l’amélioration des indicateurs économiques. Alors que les entreprises ont adopté une attitude prudente à l’égard de la politique commerciale américaine, un changement de mentalité s’opère. Les mesures de relance de l’Allemagne ont dépassé les attentes et renforcé le sentiment local. Dans son ensemble, le marché européen commence à se repositionner autour de la résilience intérieure et d’un nouvel élan budgétaire.

Performance des classes d’actifs : un virage défensif

Les investisseurs mondiaux ont pris leurs distances vis-à-vis les actifs risqués et ils se sont tournés vers les valeurs défensives. Les petites capitalisations américaines et canadiennes ont reculé, tandis que l’Europe et l’Asie ont surperformé. L’or s’est imposé comme une valeur refuge et les taux obligataires ont baissé, les investisseurs cherchant à se réfugier. Le dollar américain s’est affaibli et le leadership du marché s’est déplacé vers les stratégies de valeur et de revenu, reflétant un net recul de la prise de risque en début d’année 2025.

Résultats trimestriels par stratégie

Stratégie d’actions canadiennes à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions canadiennes à petite capitalisation de Van Berkom par rapport à l’indice à petite capitalisation S&P/TSX et à l’indice mixte composé S&P/TSX (au 31 mars 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 10 ans 20 ans 25 ans 30 ans Depuis le début % **
Van Berkom -10,77 -10,77 -1,01 7,39 5,74 17,06 6,12 6,63 9,46 10,07 11,63 12,01
Indice S&P/TSX petite capitalisation* 0,88 0,88 11,08 1,68 5,72 20,11 6,84 6,13 4,16 4,92 5,82 6,46
Indice mixte composé S&P/TSX 1,51 1,51 15,81 7,77 10,75 16,76 10,51 8,54 7,97 6,75 8,72 9,00
Valeur ajoutée (Van Berkom moins le S&P/TSX p. c.*) -11,65 -11,65 -12,09 5,71 0,02 -3,05 -0,72 0,50 5,30 5,15 5,81 5,55

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Les résultats illustrés sont l’indice mixte pondéré BMO petite capitalisation (jusqu’au 31 décembre 1999) et l’indice mixte S&P/TSX petite capitalisation, depuis.

** Le 30 juin 1992.

 

Positionnement du portefeuille

Comme lors des périodes précédentes marquées par de fortes hausses des matières premières, notre sous-pondération de longue date dans les matériaux, en particulier dans les métaux et l’exploitation minière, a été défavorable. Ces secteurs ont rebondi en même temps que les cours de l’or et de l’argent, mais nous préférons continuer de les éviter en raison de leur profil très cyclique, de leurs faibles rendements sur l’ensemble du cycle et des risques géopolitiques. En revanche, nous nous concentrons sur les entreprises avec un rendement des capitaux propres et un rendement du capital investi constants. Sur 33 ans, cette stratégie a généré une valeur ajoutée annuelle moyenne de 6 % par rapport à l’indice des titres à petite capitalisation du S&P/TSX.

Au premier trimestre, notre exposition réduite aux matériaux a nui à notre performance relative. Une pression supplémentaire a été exercée par notre surpondération dans le secteur industriel, qui a baissé en raison des préoccupations concernant les répercussions des tarifs douaniers américains sur les entreprises canadiennes. Nous avons constaté une forte compression des multiples chez les sociétés industrielles, même celles qui n’étaient pas exposées aux tarifs douaniers ou qui l’étaient peu. Des titres comme GDI, Adentra et Savaria ont connu des reculs malgré des fondamentaux solides. Après avoir discuté avec les équipes de direction de chacun de nos titres, nous pensons que l’impact des droits de douane annoncés est limité et gérable, en particulier pour les entreprises conformes à l’ACEUM. Celles-ci représentent la majeure partie de notre portefeuille.

Nos participations actuelles dans le secteur de l’industrie se négocient avec un escompte significatif par rapport à leur valeur intrinsèque. Nous demeurons confiants quant à leur capacité à résister aux chocs macroéconomiques et à se distinguer par rapport à leurs concurrents. De même, notre surpondération dans le secteur des technologies de l’information a accentué la pression à court terme, retranchant 1,9 % au premier trimestre.

La sélection de titres a également nui à notre performance, en grande partie à cause de titres de matériaux non miniers, tels que 5N Plus et Winpak, qui ont tous deux subi une compression des multiples malgré des modèles d’entreprise résilients et une situation financière saine. Comme toujours, nous investissons dans une optique à long terme. Chaque nouvelle position est prise avec un rendement composé attendu de plus de 15 % sur un horizon de trois à cinq ans. Les sous-performances à court terme, bien que frustrantes, ne changent pas notre approche. Nous demeurons fidèles à notre stratégie de base, qui consiste à détenir des sociétés de haute qualité, dont la valeur est raisonnable, et à éviter les modes à court terme ou les secteurs spéculatifs.

Les positions qui ont le plus contribué à notre rendement au T1 sont :

  • TerraVest Industries (+27,3 %), grâce à la poursuite d’une exécution solide et à l’acquisition d’Entrans.
  • Badger Infrastructure Solutions (+8,8 %), grâce à l’amélioration de l’utilisation des camions, à l’expansion des marges et à la forte croissance de ses activités nord-américaines d’hydro-excavation.
  • Pet Valu (+5,4 %), soutenue par l’achèvement des principales améliorations de la chaîne d’approvisionnement et la stabilité des tendances du secteur.

Les titres qui ont nui au rendement au T1 sont :

  • Dye & Durham (-38,3 %), en raison des changements dans l’équipe de direction, de la vente d’actions du PDG et des inquiétudes liées aux renouvellements de contrats.
  • Ag Growth International (-30,9 %), à la suite de la baisse de la demande dans le segment agricole aux États-Unis, malgré la vigueur continue de ses activités commerciales.
  • MATTR Infrastructure Technologies (-19,0 %), en raison d’une perception négative à l’égard de sa division Flexpipe, bien que la direction demeure confiante quant à l’exécution de la stratégie à long terme.

Changements au portefeuille

Au premier trimestre, nous avons géré le portefeuille de façon très active face à la volatilité du cours des titres individuels. Nous avons continué à améliorer la qualité et le positionnement à long terme du portefeuille grâce à des décisions fondées sur la rigueur et la recherche. Vous trouverez ci-dessous un résumé des principaux changements que nous avons effectués au cours du premier trimestre, ainsi que leur justification :

  • 5N Plus — Nous avons augmenté notre position en raison de la valorisation attrayante et du fort potentiel de croissance à long terme. Plus tard au cours du trimestre, nous avons légèrement réduit notre position pour gérer la pondération du titre, qui atteignait de nouveaux sommets.
  • Dye & Durham— Nous avons augmenté cette position, car le titre est devenu sous-évalué par rapport à ses fondamentaux et à ses perspectives à long terme.
  • MDA Space— Nous avons augmenté notre position pour refléter notre confiance envers la trajectoire de croissance organique et par acquisition.
  • Terravest Industries — Nous avons initié une position dans ce chef de file d’équipements industriels en raison de ses fondamentaux solides, de sa récente acquisition d’Entrans et de ses perspectives de rendement attrayantes à long terme.
  • Sylogist — Nous avons réduit cette position pour des raisons de pondération.
  • Aritzia et Pet Valu — Nous avons réduit ces deux positions en fonction de notre discipline de valorisation et de considérations de pondération.
  • Topicus.com — Nous avons liquidé cette position après qu’une forte performance ait poussé la capitalisation boursière au-delà de notre seuil maximal. Le produit de la vente a été redirigé vers des petites capitalisations offrant un rendement plus élevé.

Perspectives

Le paysage macroéconomique s’est clairement détérioré au début de l’année 2025. L’escalade des menaces tarifaires, la rhétorique protectionniste et la montée des tensions commerciales — en particulier aux États-Unis — freinent l’activité économique mondiale. Les dirigeants d’entreprises de tous les secteurs sont devenus plus prudents, ralentissant les dépenses d’expansion, les investissements et les embauches. En conséquence, les économistes prévoient de plus en plus une récession qui, bien qu’auto-infligée, pourrait toucher les États-Unis, le Canada et les marchés mondiaux dans les mois à venir. Malgré l’assombrissement des perspectives, les petites capitalisations canadiennes — à l’exception des métaux et des mines — se sont déjà repliées davantage que le recul habituellement observé dans la première phase d’une récession. Cela suggère qu’une grande partie de la baisse est peut-être déjà escomptée, ce qui réduit le risque de recul supplémentaire même si une récession se matérialisait. Pour les gestionnaires actifs qui misent sur un horizon à long terme, cet environnement offre une excellente occasion d’améliorer les portefeuilles avec des entreprises de haute qualité qui se négocient à des valorisations réduites.

Au cours des six derniers mois, nous avons profité des inefficacités du marché pour ajouter plusieurs titres à forte conviction qui étaient sur notre radar depuis longtemps. Pour plusieurs de ces entreprises, la valorisation est devenue raisonnablement qu’au moment où la volatilité s’est accrue. Nous pensons que cette situation a significativement amélioré la qualité, le positionnement et le potentiel de rendement de notre portefeuille modèle. Malgré les manchettes, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux. Notre approche ascendante, axée sur la recherche, excelle face à des marchés incertains où la qualité et la valorisation comptent le plus. L’environnement actuel joue sur nos forces en tant que gestionnaires disciplinés axés sur la sélection de titres et un horizon à long terme.

Notre portefeuille est bien positionné pour la suite. Il comprend des sociétés dont le rendement moyen des capitaux propres est de 14,2 %, qui sont peu endettés — un ratio moyen dette/BAIIA de seulement 0,9 — et dont 25 % des actifs sont en encaisse. En fonction de nos modèles conservateurs, nous prévoyons une croissance annuelle des bénéfices de 23,9 % au cours des cinq prochaines années. Ces paramètres dépassent largement ceux de notre indice de référence et renforcent notre confiance relative à la génération continue d’alpha. Du point de vue de la valorisation, le portefeuille se négocie à 15,4x les bénéfices prévisionnels et avec un escompte de 24,4 % par rapport à notre valeur intrinsèque estimée. Ce niveau de sous-valorisation n’a pas été observé depuis les creux de la période de la COVID. Sur la base de nos prévisions de BPA sur cinq ans, cela suppose des rendements annuels attrayants.

Pour l’avenir, nous pensons que le fait de privilégier les entreprises bien gérées, financièrement saines et présentant des valorisations attrayantes mènera à de bons résultats. Si le court terme demeure imprévisible, nous sommes optimistes quant au potentiel de rendement à long terme du portefeuille que nous avons bâti.

  • Dye & Durham— Nous avons augmenté cette position, car le titre est devenu sous-évalué par rapport à ses fondamentaux et à ses perspectives à long terme.
  • MDA Space— Nous avons augmenté notre position pour refléter notre confiance envers la trajectoire de croissance organique et par acquisition.
  • Terravest Industries — Nous avons initié une position dans ce chef de file d’équipements industriels en raison de ses fondamentaux solides, de sa récente acquisition d’Entrans et de ses perspectives de rendement attrayantes à long terme.
  • Sylogist — Nous avons réduit cette position pour des raisons de pondération.
  • Aritzia et Pet Valu — Nous avons réduit ces deux positions en fonction de notre discipline de valorisation et de considérations de pondération.
  • Topicus.com — Nous avons liquidé cette position après qu’une forte performance ait poussé la capitalisation boursière au-delà de notre seuil maximal. Le produit de la vente a été redirigé vers des petites capitalisations offrant un rendement plus élevé.

Perspectives

Le paysage macroéconomique s’est clairement détérioré au début de l’année 2025. L’escalade des menaces tarifaires, la rhétorique protectionniste et la montée des tensions commerciales — en particulier aux États-Unis — freinent l’activité économique mondiale. Les dirigeants d’entreprises de tous les secteurs sont devenus plus prudents, ralentissant les dépenses d’expansion, les investissements et les embauches. En conséquence, les économistes prévoient de plus en plus une récession qui, bien qu’auto-infligée, pourrait toucher les États-Unis, le Canada et les marchés mondiaux dans les mois à venir. Malgré l’assombrissement des perspectives, les petites capitalisations canadiennes — à l’exception des métaux et des mines — se sont déjà repliées davantage que le recul habituellement observé dans la première phase d’une récession. Cela suggère qu’une grande partie de la baisse est peut-être déjà escomptée, ce qui réduit le risque de recul supplémentaire même si une récession se matérialisait. Pour les gestionnaires actifs qui misent sur un horizon à long terme, cet environnement offre une excellente occasion d’améliorer les portefeuilles avec des entreprises de haute qualité qui se négocient à des valorisations réduites.

Au cours des six derniers mois, nous avons profité des inefficacités du marché pour ajouter plusieurs titres à forte conviction qui étaient sur notre radar depuis longtemps. Pour plusieurs de ces entreprises, la valorisation est devenue raisonnablement qu’au moment où la volatilité s’est accrue. Nous pensons que cette situation a significativement amélioré la qualité, le positionnement et le potentiel de rendement de notre portefeuille modèle. Malgré les manchettes, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux. Notre approche ascendante, axée sur la recherche, excelle face à des marchés incertains où la qualité et la valorisation comptent le plus. L’environnement actuel joue sur nos forces en tant que gestionnaires disciplinés axés sur la sélection de titres et un horizon à long terme.

Notre portefeuille est bien positionné pour la suite. Il comprend des sociétés dont le rendement moyen des capitaux propres est de 14,2 %, qui sont peu endettés — un ratio moyen dette/BAIIA de seulement 0,9 — et dont 25 % des actifs sont en encaisse. En fonction de nos modèles conservateurs, nous prévoyons une croissance annuelle des bénéfices de 23,9 % au cours des cinq prochaines années. Ces paramètres dépassent largement ceux de notre indice de référence et renforcent notre confiance relative à la génération continue d’alpha. Du point de vue de la valorisation, le portefeuille se négocie à 15,4x les bénéfices prévisionnels et avec un escompte de 24,4 % par rapport à notre valeur intrinsèque estimée. Ce niveau de sous-valorisation n’a pas été observé depuis les creux de la période de la COVID. Sur la base de nos prévisions de BPA sur cinq ans, cela suppose des rendements annuels attrayants.

Pour l’avenir, nous pensons que le fait de privilégier les entreprises bien gérées, financièrement saines et présentant des valorisations attrayantes mènera à de bons résultats. Si le court terme demeure imprévisible, nous sommes optimistes quant au potentiel de rendement à long terme du portefeuille que nous avons bâti.

Stratégie d’actions américaines à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions américaines à petite capitalisation de Van Berkom (en dollars américains) par rapport à l’indice de petite capitalisation Russell 2000 et aux indices S&P 600 et S&P 500 (au 31 mars 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 10 ans 15 ans 20 ans Depuis le début % *
Van Berkom -7,11 -7,11 -3,58 6,18 3,85 14,93 8,51 9,67 11,71 10,87 11,75
Indice Russell 2000 -9,48 -9,48 -4,01 0,52 -1,09 13,27 5,41 6,30 8,98 7,55 7,07
Indice S&P 600 -8,93 -8,93 -3,38 0,71 0,84 15,09 6,16 7,52 10,36 8,60 8,90
Indice S&P 500 -4,27 -4,27 8,25 9,06 10,67 18,59 13,25 12,50 13,15 10,23 7,61
Valeur ajoutée (Van Berkom moins Russell 2000) 2,37 2,37 0,43 5,66 4,94 1,66 3,10 3,37 2,73 3,32 4,68

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 30 juin 2000.

 

Positionnement du portefeuille

Notre stratégie de petites capitalisations américaines a surpassé son indice de référence au premier trimestre, malgré un contexte de marché volatil et imprévisible. Le trimestre a été marqué par de fortes fluctuations et une aversion pour le risque. Cependant, notre accent sur des sociétés de haute qualité, raisonnablement valorisées et dotées de bilans solides, a permis au portefeuille de mieux résister que les indices de petites capitalisations plus larges. La surperformance a été soutenue par une sélection de titres rigoureuse, en particulier dans les secteurs de la consommation discrétionnaire, des services financiers et des soins de santé. Les titres de qualité supérieure présentant une forte rentabilité des capitaux propres et des valorisations modérées se sont bien comportés, tandis que les microcapitalisations, les titres non rentables et les titres fortement valorisés ont été à la traîne. Bien que certains de nos titres défensifs n’aient pas offert leur protection à la baisse habituelle, notre style d’investissement discipliné nous a aidés à naviguer dans la tourmente.

L’allocation sectorielle a légèrement nui aux résultats relatifs. La surpondération de la consommation discrétionnaire, l’un des secteurs les plus faibles du marché, et l’exposition limitée à l’immobilier, qui a surperformé, ont pesé sur les résultats. Toutefois, ces facteurs ont été partiellement compensés par la sous-pondération de l’énergie, la réduction de l’exposition aux technologies de l’information et un biais favorable aux titres du secteur financier.

La saison des résultats du premier trimestre a encore accentué la différenciation. Malgré des réactions erratiques sur l’ensemble du marché, 86 % des titres de notre portefeuille ont produit des résultats supérieurs aux attentes. Compte tenu de l’incertitude accrue causée par les changements de politique aux États-Unis, de nombreuses entreprises ont publié des prévisions prudentes pour 2025. Néanmoins, nos titres ont largement fait état de fondamentaux solides et de perspectives résilientes, ce qui renforce notre conviction quant à leur qualité. Certains mouvements de prix manquaient de justification claire, reflétant la nervosité du marché plutôt que la faiblesse d’une entreprise en particulier. Néanmoins, notre approche, qui consiste à cibler des entreprises présentant des paramètres opérationnels solides et un risque de bilan limité, s’est avérée efficace. Bien que nous ne puissions pas contrôler la volatilité à court terme, nous pensons que le maintien de notre stratégie de haute conviction représente la bonne voie. Notre positionnement au début du deuxième trimestre demeure conforme à notre philosophie d’investissement. Nous continuons à privilégier les entreprises aux fondamentaux solides et aux valorisations attrayantes qui, selon nous, afficheront une performance supérieure à long terme.

Les positions qui ont le plus contribué à notre rendement du T1 sont :

 

  • StoneX Group (+19,0 %), grâce à une solide performance sur les marchés des capitaux et à une croissance organique constante.
  • Chemed (+16,4 %), grâce à la stabilité de ses activités dans les domaines des soins palliatifs et de la plomberie d’urgence.
  • Laureate Education (+11,7 %), soutenue par des résultats solides au Mexique et au Pérou.
  • Grand Canyon Education (+6,4 %), qui a surperformé grâce à la résilience de la demande et à des orientations financières claires.

Titres qui ont nui à notre rendement au T1 sont :

  • Five9 (-34,7 %) et Shake Shack (-31,8 %), malgré des résultats financiers solides, les inquiétudes concernant les valorisations et les pressions macroéconomiques défavorables ayant pesé sur le sentiment.
  • CCC Intelligent Solutions (-23,3 %) et DoubleVerify (-30,4 %), en raison de prévisions décevantes et de la faiblesse du secteur technologique.
  • Gentherm (-33,0 %), en raison de son exposition à la pression liée aux tarifs automobiles.

Changements au portefeuille

Au premier trimestre, nous avons géré le portefeuille activement en raison d’une volatilité accrue et d’opportunités de valorisation convaincantes dans l’ensemble de notre univers. Nous avons ajouté quatre nouveaux noms, augmenté plusieurs positions et liquidé trois autres. Voici les principaux changements apportés au portefeuille au premier trimestre 2025.

  • Tetra Tech — Nous avons initié une position après un repli significatif. Sa position dominante dans l’infrastructure de l’eau et les actifs numériques offre une croissance durable et une exposition défensive aux tendances de durabilité.
  • Privia Health— Nous avons investi dans cette société en raison de son modèle évolutif nécessitant peu de capitaux, et de ses excellents résultats en matière de soins de haute valeur. Elle offre un taux de rétention élevé, des marges solides et des vents à long terme favorables dans le secteur de la santé.
  • SPX Technologies — Nous avons pris une participation dans cette société après des recherches approfondies. La diversification de ses systèmes de CVC et des infrastructures, sa stratégie disciplinée en matière de fusions et acquisitions, et son rendement sur le capital investi la positionnent bien pour une surperformance à long terme.
  • Chart Industries, Pennant Group et WillScot— Nous avons complété des positions initiées au trimestre précédent à des valorisations attrayantes.
  • Brady Corp — Nous avons vendu en raison de la valorisation élevée et des préoccupations de gouvernance continues concernant la structure des actions sans droit de vote.
  • Marriott Vacations Worldwide— Nous avons vendu cette position en raison de l’augmentation de l’endettement, de l’affaiblissement des fondamentaux et du manque de visibilité stratégique de la part de la direction.
  • Qualys — Nous avons abandonné cette position à la suite de tendances décevantes au chapitre des revenus et d’une baisse de la productivité des ventes.
  • Silicon Laboratories — Nous avons réduit de moitié notre position en raison de l’augmentation de la volatilité et de la cyclicité.
  • StoneX, Laureate, Chemed et autres — Nous avons profité des bonnes performances de ces titres pour réduire nos positions et redéployer le capital vers des occasions à rendement potentiel plus élevé.

Perspectives

L’environnement macroéconomique s’est affaibli au début de l’année 2025, les inquiétudes croissantes concernant les droits de douane et les tensions commerciales attribuables à la nouvelle administration Trump pesant sur le sentiment. Les entreprises de tous les secteurs font état d’une baisse de la confiance des chefs de direction et des consommateurs, de dépenses d’investissement remises à plus tard et de ralentissements dans les embauches. Cette situation, combinée à une baisse des activités de R&D et de fusions-acquisitions, a incité de nombreux économistes à augmenter la probabilité d’une récession auto-infligée aux États-Unis dans les mois à venir.

Malgré cet assombrissement des perspectives, les actions américaines à petite capitalisation ont déjà subi, depuis le sommet de novembre 2024, une correction plus importante que celle généralement observée au cours des premières phases d’une récession. Cela suggère qu’un ralentissement potentiel pourrait déjà être largement escompté dans les prix, ce qui ne laisserait qu’une faible marge de manœuvre pour une baisse supplémentaire. Pour les gestionnaires actifs ayant une vision à long terme, cette dislocation présente un environnement intéressant pour améliorer les portefeuilles lorsque les valorisations sont favorables.

Au cours des six derniers mois, nous avons saisi cette occasion en ajoutant plusieurs titres à forte conviction à notre stratégie d’actions à petite capitalisation. Nombre de ces entreprises étaient dans notre ligne de mire depuis des années, mais ce n’est que récemment que leur prix est devenu attrayant. Nos récentes décisions d’investissement reflètent non seulement notre confiance en ces sociétés, mais aussi notre perception que le marché offre des points d’entrée exceptionnels pour une création de valeur à long terme.

Nous avons profité de cette période de volatilité pour améliorer la qualité, la valorisation et le positionnement de notre portefeuille modèle. Ce faisant, nous avons aligné nos positions sur des entreprises qui, selon nous, peuvent offrir une bonne performance tout au long du cycle grâce à leurs fondamentaux robustes et à leurs avantages concurrentiels durables.

Pour l’avenir, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux plutôt que sur les manchettes. Notre approche est fondée sur un processus d’investissement ascendant, axé sur la recherche, et l’environnement actuel favorise ces atouts. Bien que la volatilité à court terme soit susceptible de persister, nous pensons que les perspectives de rendement à long terme de notre portefeuille se sont considérablement améliorées.

Notre stratégie se négocie actuellement avec un escompte de 15 à 20 % par rapport à la valeur intrinsèque en fonction de notre actualisation assez conservatrice des flux de trésorerie. Ce niveau de sous-évaluation n’a pas été observé depuis les creux de la période de la COVID. Les sociétés du portefeuille affichent en moyenne des marges de BAIIA de l’ordre de 20 %, un rendement des capitaux et du capital investi de 20 % et des bilans solides. Le tiers d’entre elles affiche une trésorerie nette. Nous prévoyons une croissance annuelle du BPA de 13 % au cours des cinq prochaines années, dont 11 % en 2025, sur la base de prévisions prudentes.

Comme tous les indicateurs de qualité clés sont bien au-dessus des niveaux de référence, nous pensons que le portefeuille est bien positionné pour une surperformance à long terme.

  • SPX Technologies — Nous avons pris une participation dans cette société après des recherches approfondies. La diversification de ses systèmes de CVC et des infrastructures, sa stratégie disciplinée en matière de fusions et acquisitions, et son rendement sur le capital investi la positionnent bien pour une surperformance à long terme.
  • Chart Industries, Pennant Group et WillScot— Nous avons complété des positions initiées au trimestre précédent à des valorisations attrayantes.
  • Brady Corp — Nous avons vendu en raison de la valorisation élevée et des préoccupations de gouvernance continues concernant la structure des actions sans droit de vote.
  • Marriott Vacations Worldwide— Nous avons vendu cette position en raison de l’augmentation de l’endettement, de l’affaiblissement des fondamentaux et du manque de visibilité stratégique de la part de la direction.
  • Qualys — Nous avons abandonné cette position à la suite de tendances décevantes au chapitre des revenus et d’une baisse de la productivité des ventes.
  • Silicon Laboratories — Nous avons réduit de moitié notre position en raison de l’augmentation de la volatilité et de la cyclicité.
  • StoneX, Laureate, Chemed et autres — Nous avons profité des bonnes performances de ces titres pour réduire nos positions et redéployer le capital vers des occasions à rendement potentiel plus élevé.

Perspectives

L’environnement macroéconomique s’est affaibli au début de l’année 2025, les inquiétudes croissantes concernant les droits de douane et les tensions commerciales attribuables à la nouvelle administration Trump pesant sur le sentiment. Les entreprises de tous les secteurs font état d’une baisse de la confiance des chefs de direction et des consommateurs, de dépenses d’investissement remises à plus tard et de ralentissements dans les embauches. Cette situation, combinée à une baisse des activités de R&D et de fusions-acquisitions, a incité de nombreux économistes à augmenter la probabilité d’une récession auto-infligée aux États-Unis dans les mois à venir.

Malgré cet assombrissement des perspectives, les actions américaines à petite capitalisation ont déjà subi, depuis le sommet de novembre 2024, une correction plus importante que celle généralement observée au cours des premières phases d’une récession. Cela suggère qu’un ralentissement potentiel pourrait déjà être largement escompté dans les prix, ce qui ne laisserait qu’une faible marge de manœuvre pour une baisse supplémentaire. Pour les gestionnaires actifs ayant une vision à long terme, cette dislocation présente un environnement intéressant pour améliorer les portefeuilles lorsque les valorisations sont favorables.

Au cours des six derniers mois, nous avons saisi cette occasion en ajoutant plusieurs titres à forte conviction à notre stratégie d’actions à petite capitalisation. Nombre de ces entreprises étaient dans notre ligne de mire depuis des années, mais ce n’est que récemment que leur prix est devenu attrayant. Nos récentes décisions d’investissement reflètent non seulement notre confiance en ces sociétés, mais aussi notre perception que le marché offre des points d’entrée exceptionnels pour une création de valeur à long terme.

Nous avons profité de cette période de volatilité pour améliorer la qualité, la valorisation et le positionnement de notre portefeuille modèle. Ce faisant, nous avons aligné nos positions sur des entreprises qui, selon nous, peuvent offrir une bonne performance tout au long du cycle grâce à leurs fondamentaux robustes et à leurs avantages concurrentiels durables.

Pour l’avenir, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux plutôt que sur les manchettes. Notre approche est fondée sur un processus d’investissement ascendant, axé sur la recherche, et l’environnement actuel favorise ces atouts. Bien que la volatilité à court terme soit susceptible de persister, nous pensons que les perspectives de rendement à long terme de notre portefeuille se sont considérablement améliorées.

Notre stratégie se négocie actuellement avec un escompte de 15 à 20 % par rapport à la valeur intrinsèque en fonction de notre actualisation assez conservatrice des flux de trésorerie. Ce niveau de sous-évaluation n’a pas été observé depuis les creux de la période de la COVID. Les sociétés du portefeuille affichent en moyenne des marges de BAIIA de l’ordre de 20 %, un rendement des capitaux et du capital investi de 20 % et des bilans solides. Le tiers d’entre elles affiche une trésorerie nette. Nous prévoyons une croissance annuelle du BPA de 13 % au cours des cinq prochaines années, dont 11 % en 2025, sur la base de prévisions prudentes.

Comme tous les indicateurs de qualité clés sont bien au-dessus des niveaux de référence, nous pensons que le portefeuille est bien positionné pour une surperformance à long terme.

Stratégie d’actions américaines à petite et à moyenne capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions américaines à petite et moyenne capitalisation de Van Berkom (en dollars américains) par rapport à celui de l’indice des actions à petite capitalisation Russell 2500 (au 31 mars 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans Depuis le début % *
Van Berkom -7,53 -7,53 -3,01 4,47 3,35 1,73 12,33 7,29 8,22
Indice Russell 2500 -7,50 -7,50 -3,11 8,47 1,78 1,42 14,91 7,16 7,37
Valeur ajoutée (Van Berkom moins Russell 2500) -0,03 -0,03 0,10 -4,00 1,57 0,31 -2,58 0,13 0,85

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 30 septembre 2017

 

Positionnement du portefeuille

Notre portefeuille a terminé le premier trimestre avec une performance globalement similaire à celle de l’indice Russell 2500. Bien que les secteurs des technologies de l’information, de la consommation discrétionnaire et des produits industriels aient été les plus faibles — représentant 55 % de notre portefeuille contre 43 % pour l’indice — une sélection de titres rigoureuse, particulièrement dans le secteur de la consommation discrétionnaire, a permis de compenser en grande partie le frein à la performance attribuable à l’allocation.

Dans un contexte de volatilité accrue, l’activité du portefeuille s’est intensifiée, car nous avons profité de la distorsion des valorisations pour améliorer la qualité de nos positions. Nous avons liquidé trois titres et introduit trois positions qui reflètent notre intérêt continu pour les entreprises de haute qualité bien gérées, présentant des fondamentaux solides et un potentiel de croissance à long terme.

L’un des changements les plus notables de ce trimestre a été la réorientation de notre portefeuille vers les valeurs industrielles. Après avoir favorablement considéré ce secteur pendant des années, tout en jugeant les valorisations peu attrayantes, nous avons finalement observé un point d’entrée intéressant les deux derniers trimestres. Notre pondération dans le secteur industriel est passée de 13,5 % à la fin de 2024 à un peu plus de 22 % à la fin du premier trimestre, faisant passer le portefeuille d’une sous-pondération de 6 % à une surpondération de 4 %. Environ 60 % du financement est provenu d’une réduction de la pondération dans la consommation discrétionnaire, le reste étant provenu de légères réductions dans les technologies de l’information et les services financiers.

Cette évolution a été en partie influencée par notre perspective sur les droits de douane. Les entreprises industrielles et les fabricants de produits peuvent généralement refiler la hausse des coûts de production, tandis que les entreprises directement liées aux consommateurs sont plus vulnérables à une baisse des dépenses discrétionnaires. Compte tenu des inquiétudes persistantes liées aux droits de douane, il nous a semblé prudent de réduire notre exposition au secteur de la consommation. Nous ne sommes pas opposés à une nouvelle augmentation de la pondération du secteur discrétionnaire, mais cela nécessiterait probablement des valorisations beaucoup plus attrayantes.

Pour l’avenir, nous demeurons concentrés sur l’ajout judicieux de positions à forte conviction lorsque les valorisations offrent un potentiel de hausse suffisant. Nos récentes décisions positionnent le portefeuille de manière plus défensive tout en offrant une exposition à des moteurs de croissance durables dans tous les secteurs. Nous pensons que le portefeuille est bien positionné pour résister à la volatilité persistante et tirer profit d’une reprise plus généralisée lorsque les conditions s’amélioreront.

Ces titres ont largement contribué à notre performance au T1 :

 

  • StoneX (+17,3 %), en raison d’un bénéfice record, d’une forte croissance organique et d’une transition en douceur du poste de chef de la direction.
  • Chemed (+12,3 %), car les activités Roto-Rooter et VITAS se sont améliorées sur le plan opérationnel.
  • Laureate Education (+16,3 %) et Grand Canyon Education (+5,8 %), en raison d’une croissance continue et de leur positionnement défensif dans un marché volatil.

Les quatre entreprises exécutent bien leur plan d’affaires et continuent d’offrir une valeur à long terme intéressante.

Les titres suivants ont le plus nui à notre rendement au T1 :

  • DoubleVerify (-30,0 %), en raison d’une croissance décevante et de résultats volatils.
  • Five9 (-33,4 %), étant donné les inquiétudes concernant les dépenses de consommation et les changements au sein de la direction, malgré des résultats solides.
  • EPAM (-28,6 %), car le titre a chuté en même temps que le secteur des services informatiques, dans un contexte de ralentissement de la reprise.
  • Shake Shack (-31,3 %) et CCC Intelligent Solutions (-23,2 %), en raison de l’incertitude macroéconomique générale plutôt que de problèmes spécifiques aux entreprises.

Changements au portefeuille

Au cours du premier trimestre, nous avons effectué plusieurs changements importants au sein du portefeuille afin de tirer parti des nouveaux niveaux de valorisation et d’améliorer la qualité globale et le potentiel de rendement. Voici les principales mesures que nous avons prises au cours du premier trimestre :

  • MarketAxess — Après plus d’une décennie de détention, nous avons liquidé le titre en raison d’une croissance des coûts supérieure au chiffre d’affaires sous la nouvelle direction et d’une visibilité limitée sur la reprise du marché.
  • Tractor Supply — Nous avons vendu le titre en raison de notre discipline d’évaluation et d’un ralentissement des perspectives de croissance. Avec plus de 2 500 magasins et une rentabilité par unité arrivant à maturité, nous avons estimé qu’il était peu probable que les rendements futurs atteignent notre objectif de 15 %.
  • YETI — Nous avons liquidé ce titre en raison de la hausse des tarifs douaniers, de la pression sur les marges due aux changements de production et des inquiétudes concernant la croissance à long terme de la catégorie. L’intensité de la concurrence et une dérive de la stratégie ont contribué à notre décision.
  • APG Group — Nous avons pris une position dans cette société de premier plan dans le domaine de la protection contre les incendies et des services spécialisés. Ses revenus récurrents, ses avantages d’échelle et sa stratégie d’acquisition rigoureuse offrent une forte croissance tout en limitant les risques de baisse.
  • Privia Health— Nous avons augmenté notre position en raison du modèle de soins de santé évolutif de l’entreprise et de son modèle nécessitant peu de capitaux. Un taux de rétention élevé, des revenus récurrents et une exécution rigoureuse dans les soins basés sur la valeur ajoutée la positionnent pour une croissance continue des bénéfices et des flux de trésorerie supérieurs à la moyenne.
  • Construction Partners— Nous avons initié une position après un repli du marché. L’intégration verticale de la société, ses travaux récurrents d’infrastructure publique et ses perspectives intéressantes en matière de fusions et d’acquisitions soutiennent des marges stables et une croissance à long terme.

Ces changements reflètent notre orientation vers des entreprises de grande qualité, dotées de solides fondamentaux et d’un potentiel de croissance à long terme.

Perspectives

Le deuxième trimestre a débuté par l’un des replis les plus marqués de l’histoire à l’extérieur d’une récession. Cette chute s’explique en grande partie par les inquiétudes croissantes des investisseurs concernant la stratégie tarifaire de l’administration Trump, qui nous semble peu viable à long terme. Ces mesures ont perturbé le sentiment des investisseurs, et nous ne pensons pas qu’elles puissent être maintenues sans un soutien plus large des entreprises ou un cadre économique clair. À notre avis, un certain degré de renversement ou d’assouplissement semble probable.

La question la plus urgente consiste à savoir comment la Réserve fédérale américaine va équilibrer le ralentissement de la consommation et de l’activité des entreprises avec les pressions inflationnistes persistantes. La voie à suivre pourrait passer par une récession légère et de courte durée afin de recalibrer les anticipations inflationnistes et de ramener la stabilité sur les marchés et dans l’économie réelle. Si ce scénario se concrétisait, nous pensons qu’il ouvrirait la voie à un contexte plus propice aux investissements au second semestre.

Du point de vue du portefeuille, la correction importante des marchés reflète déjà largement les risques économiques, en particulier celle des petites capitalisations. La correction depuis le sommet de novembre 2024 a été plus forte que ce qui se produit généralement au début d’une récession. Nous pensons donc que les risques baissiers sont désormais limités et que les valorisations actuelles constituent un point d’entrée très intéressant pour les investisseurs à long terme.

Au cours des six derniers mois, nous avons profité de la volatilité des marchés pour améliorer notre portefeuille en ajoutant plusieurs entreprises de grande qualité à des cours avantageux. Bon nombre de ces sociétés figuraient sur notre radar depuis des années, et nous avons pu investir avec conviction, leur valorisation correspondant à nos objectifs de rendement.

Notre portefeuille demeure bien positionné pour faire face à la fois à la volatilité actuelle et à une éventuelle reprise. Les entreprises que nous détenons présentent des bilans solides, des avantages concurrentiels durables et la flexibilité nécessaire pour surmonter les perturbations à court terme tout en créant de la valeur au fil du temps. Ces caractéristiques nous permettent d’avoir confiance en notre capacité à surmonter de nouvelles turbulences et à nous positionner plus favorablement lorsque les conditions du marché se stabiliseront.

Bien que nous continuions à suivre de près l’évolution du paysage macroéconomique, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux à long terme. Nous apprécions votre soutien continu et nous nous engageons à vous guider à travers cette période d’incertitude avec discipline, transparence et conviction à l’égard des entreprises que nous détenons.

  • Tractor Supply — Nous avons vendu le titre en raison de notre discipline d’évaluation et d’un ralentissement des perspectives de croissance. Avec plus de 2 500 magasins et une rentabilité par unité arrivant à maturité, nous avons estimé qu’il était peu probable que les rendements futurs atteignent notre objectif de 15 %.
  • YETI — Nous avons liquidé ce titre en raison de la hausse des tarifs douaniers, de la pression sur les marges due aux changements de production et des inquiétudes concernant la croissance à long terme de la catégorie. L’intensité de la concurrence et une dérive de la stratégie ont contribué à notre décision.
  • APG Group — Nous avons pris une position dans cette société de premier plan dans le domaine de la protection contre les incendies et des services spécialisés. Ses revenus récurrents, ses avantages d’échelle et sa stratégie d’acquisition rigoureuse offrent une forte croissance tout en limitant les risques de baisse.
  • Privia Health— Nous avons augmenté notre position en raison du modèle de soins de santé évolutif de l’entreprise et de son modèle nécessitant peu de capitaux. Un taux de rétention élevé, des revenus récurrents et une exécution rigoureuse dans les soins basés sur la valeur ajoutée la positionnent pour une croissance continue des bénéfices et des flux de trésorerie supérieurs à la moyenne.
  • Construction Partners— Nous avons initié une position après un repli du marché. L’intégration verticale de la société, ses travaux récurrents d’infrastructure publique et ses perspectives intéressantes en matière de fusions et d’acquisitions soutiennent des marges stables et une croissance à long terme.

Ces changements reflètent notre orientation vers des entreprises de grande qualité, dotées de solides fondamentaux et d’un potentiel de croissance à long terme.

Perspectives

Le deuxième trimestre a débuté par l’un des replis les plus marqués de l’histoire à l’extérieur d’une récession. Cette chute s’explique en grande partie par les inquiétudes croissantes des investisseurs concernant la stratégie tarifaire de l’administration Trump, qui nous semble peu viable à long terme. Ces mesures ont perturbé le sentiment des investisseurs, et nous ne pensons pas qu’elles puissent être maintenues sans un soutien plus large des entreprises ou un cadre économique clair. À notre avis, un certain degré de renversement ou d’assouplissement semble probable.

La question la plus urgente consiste à savoir comment la Réserve fédérale américaine va équilibrer le ralentissement de la consommation et de l’activité des entreprises avec les pressions inflationnistes persistantes. La voie à suivre pourrait passer par une récession légère et de courte durée afin de recalibrer les anticipations inflationnistes et de ramener la stabilité sur les marchés et dans l’économie réelle. Si ce scénario se concrétisait, nous pensons qu’il ouvrirait la voie à un contexte plus propice aux investissements au second semestre.

Du point de vue du portefeuille, la correction importante des marchés reflète déjà largement les risques économiques, en particulier celle des petites capitalisations. La correction depuis le sommet de novembre 2024 a été plus forte que ce qui se produit généralement au début d’une récession. Nous pensons donc que les risques baissiers sont désormais limités et que les valorisations actuelles constituent un point d’entrée très intéressant pour les investisseurs à long terme.

Au cours des six derniers mois, nous avons profité de la volatilité des marchés pour améliorer notre portefeuille en ajoutant plusieurs entreprises de grande qualité à des cours avantageux. Bon nombre de ces sociétés figuraient sur notre radar depuis des années, et nous avons pu investir avec conviction, leur valorisation correspondant à nos objectifs de rendement.

Notre portefeuille demeure bien positionné pour faire face à la fois à la volatilité actuelle et à une éventuelle reprise. Les entreprises que nous détenons présentent des bilans solides, des avantages concurrentiels durables et la flexibilité nécessaire pour surmonter les perturbations à court terme tout en créant de la valeur au fil du temps. Ces caractéristiques nous permettent d’avoir confiance en notre capacité à surmonter de nouvelles turbulences et à nous positionner plus favorablement lorsque les conditions du marché se stabiliseront.

Bien que nous continuions à suivre de près l’évolution du paysage macroéconomique, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux à long terme. Nous apprécions votre soutien continu et nous nous engageons à vous guider à travers cette période d’incertitude avec discipline, transparence et conviction à l’égard des entreprises que nous détenons.

Stratégie mondiale d’actions à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des investissements du fonds d'actions mondiales à petite capitalisation de Van Berkom, par rapport à celui de l’indice des actions à petite capitalisation MSCI ACWI en dollars canadiens (au 31 mars 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans Depuis le début % *
Van Berkom -2,54 -2,54 7,06 9,81 11,27
Indice MSCI ACWI petite capitalisation -3,95 -3,95 6,05 11,47 11,11
Valeur ajoutée (Van Berkom moins MSCI ACWI p.c.) 1,41 1,41 1,01 -1,66 0,16

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendement sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 31 juillet 2022

 

Position du portefeuille

Au premier trimestre, les tensions commerciales accrues et l’imprévisibilité des politiques ont entraîné une volatilité généralisée sur les marchés, ce qui nous a incités à réduire notre exposition aux actions américaines et canadiennes. Bien que nous continuions de surpondérer modestement l’Amérique du Nord, nos positions ont globalement affiché des performances conformes aux indices de référence régionaux. Le recul a créé des occasions intéressantes, en particulier au Canada, où plusieurs entreprises de grande qualité, peu ou pas exposées aux droits de douane, ont vu leur titre baisser sans discrimination. Nous avons profité de cette perturbation pour renforcer de manière sélective nos positions dans des titres présentant des fondamentaux solides, des bilans sains et des modèles économiques durables. L’Europe a clairement été le segment positif du portefeuille au cours du trimestre. Nos positions européennes ont bénéficié à la fois de notre sélection de titres rigoureuse et de notre allocation d’actifs. L’amélioration du sentiment sur le continent, soutenue par des mesures de relance plus fortes que prévu et une transition croissante vers l’autonomie économique, a favorisé la performance du marché. Nous continuons de privilégier les entreprises qui bénéficient de moteurs de croissance liés à la demande intérieure, de coûts de production gérables et d’une exposition limitée aux perturbations du commerce mondial.

Le dernier trimestre a renforcé l’avantage d’une approche mondiale en actions à petite capitalisation. Alors que les actions nord-américaines ont subi une forte correction sous l’effet de la hausse de l’inflation, de l’incertitude tarifaire et du ralentissement des investissements des entreprises, notre exposition à des régions plus stables, telles que l’Europe et certaines parties de l’Asie, a contribué à atténuer la baisse.

L’orientation continue de notre stratégie vers la qualité et la croissance, combinée à une discipline en matière de valorisation, s’est avérée avantageuse dans un environnement marqué par l’aversion au risque. Les sociétés de notre portefeuille ont tendance à afficher un rendement des capitaux propres élevé, des flux de trésorerie disponible solides et un faible niveau d’endettement, des caractéristiques qui leur permettent généralement de surperformer dans des marchés volatils. Alors que les petites capitalisations mondiales ont reculé de 3,95 % au cours du trimestre, selon l’indice MSCI ACWI petite capitalisation, notre portefeuille n’a perdu que 2,45 %. Il a ainsi surpassé les principaux indices, notamment le Russell 2000 et le S&P 500. Pour l’avenir, nous demeurons concentrés sur les entreprises bien gérées, concurrentielles, dotées de fondamentaux solides et offrant des valorisations attrayantes. Nous pensons que cette approche est la mieux adaptée pour gérer l’incertitude à court terme tout en positionnant le portefeuille de manière à tirer parti du potentiel de hausse à long terme des marchés mondiaux.

Au T1 2025, les titres qui ont le plus contribué au rendement du portefeuille sont :

  • Norva 24 (+69,9 %), après avoir reçu une offre de rachat comportant une prime de 60 %, validant ainsi la force de sa stratégie de croissance.
  • Befesa (+28,4 %), grâce au redressement du BAIIA et à la solidité opérationnelle généralisée.
  • Vusion Group (+15,6 %), à la suite de l’obtention de nouveaux contrats aux États-Unis, de la forte croissance du carnet de commandes et de l’adoption croissante de ses services à valeur ajoutée et à marge élevée.

Au T1 2025, les titres qui ont le plus nui au rendement du portefeuille sont :

  • Five9 (-33,2 %), les inquiétudes des investisseurs concernant l’exposition macroéconomique et les perturbations liées à l’IA ayant pesé sur le sentiment.
  • 5N Plus (-28,0 %), en raison des craintes tarifaires, bien que ses matériaux soient largement exemptés et que les segments clés demeurent robustes.
  • DoubleVerify (-30,3 %), après avoir publié des prévisions inférieures aux attentes pour 2025, liées à la réduction des dépenses publicitaires d’un seul client.

Changements au portefeuille

Au cours du premier trimestre, nous avons activement repositionné le portefeuille en ajoutant quatre nouveaux noms et en abandonnant plusieurs positions. Ces changements reflètent l’attention que nous portons toujours aux entreprises de grande qualité, dotées de fondamentaux solides, d’un potentiel de croissance à long terme et de valorisations intéressantes. Voici les principaux ajouts et retraits, ainsi que les raisons qui ont motivé chaque décision :

  • Globant — Nous avons initié une position dans cette société mondiale de services informatiques dans le contexte de la récente volatilité de marché. Alors que les dépenses informatiques mondiales ont ralenti, la demande de transformation numérique demeure résiliente. L’accent mis par Globant sur les logiciels pilotés par l’IA, les plateformes infonuagiques et les solutions d’expérience numérique la positionne favorablement pour bénéficier des futures dépenses technologiques des entreprises.
  • Pennant — Nous avons renforcé cette position pour profiter de la croissance du secteur des soins à domicile et des établissements de soins palliatifs. Avec plus de 150 établissements répartis dans 14 États américains et un modèle décentralisé éprouvé, Pennant est particulièrement bien placée pour évoluer dans un marché fragmenté tout en demeurant relativement à l’abri de l’évolution des changements réglementaires.
  • Tetra Tech — Nous avons pris une position sur ce titre en raison de la faiblesse des actions liée aux préoccupations budgétaires du gouvernement fédéral américain. En tant que joueur de premier plan mondial des infrastructures durables et des services d’ingénierie de l’eau, la société devrait bénéficier de l’accélération des investissements dans la résilience environnementale et le renouvellement des infrastructures.
  • Europris — Le titre de cette entreprise, le plus grand détaillant à rabais de la Norvège, a été ajouté en raison de ses marges stables, de sa combinaison de marques privées robuste et de son potentiel de croissance structurelle. Nous considérons que sa stratégie de déploiement rigoureuse et son redressement en Suède sont des moteurs clés pour la création de valeur à long terme.
  • Aritzia et Silicon Labs — Nous avons liquidé ces positions, car elles ont toutes deux dépassé nos seuils de valorisation à long terme.
  • M&A Research — Nous avons cédé ce titre en raison de nos préoccupations en matière d’allocation de capital et de l’incertitude entourant la gestion de la direction.
  • Pet Valu — Nous avons abandonné cette position au profit d’opportunités présentant des profils de rendement ajustés au risque plus attrayants.
  • Norva 24 — Nous avons retiré ce titre du portefeuille à la suite de son acquisition, effectuée entièrement en espèces, et de l’opération de privatisation qui a suivi.

Ces changements renforcent la qualité du portefeuille, améliorent le soutien à la valorisation et augmentent l’exposition aux entreprises présentant des caractéristiques de croissance durable et des antécédents solides en matière d’exécution.

Perspectives

Le contexte macroéconomique aux États-Unis s’est clairement détérioré au début de l’année 2025. Les nouvelles menaces tarifaires et les tensions commerciales croissantes sous l’administration Trump pèsent sur la confiance des entreprises et freinent l’activité économique. Les dirigeants de tous les secteurs font état de reports dans leurs projets d’expansion, leurs embauches, leurs activités de R&D et leurs projets de fusions-acquisitions. Les tendances du marché du travail se sont affaiblies et les consommateurs se montrent plus prudents. Les économistes considèrent de plus en plus ces phénomènes comme des signes avant-coureurs, le risque d’une récession auto-infligée aux États-Unis ayant augmenté de façon notable au cours du dernier trimestre.

En Europe, les mesures de relance budgétaire très attendues du gouvernement allemand de Olaf Scholz ont dépassé les attentes en termes d’ampleur et d’ambition. Cela a entraîné une légère amélioration du sentiment, mais il est trop tôt pour constater un impact économique mesurable. Les dirigeants d’entreprises à travers l’Europe continuent d’adopter une approche attentiste, en particulier face à la persistance des incertitudes commerciales mondiales. Les décisions d’investissement demeurent prudentes, avec un accent clair sur la discipline en matière de coûts et la gestion des risques.

Les marchés asiatiques ont affiché un sentiment relativement plus ferme. En Chine, la politique demeure axée sur l’intérieur, avec pour objectif de stabiliser l’économie et les marchés financiers. Les entreprises se tournent vers la commercialisation des innovations nationales, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle. L’essor récent de Deepseek et le succès au box-office de Ne Zha 2 reflètent une confiance croissante envers les capacités de la Chine. Bien que nous maintenions une exposition directe limitée à ce pays, nous pensons que l’innovation dans cette région continuera d’influencer les marchés mondiaux dans les prochaines années.

Dans toutes les régions, les perspectives à court terme des entreprises sont de plus en plus influencées par l’incertitude liée à la politique commerciale. Alors que les règles mondiales sont redessinées en temps réel, de nombreuses entreprises suspendent leurs dépenses en capital, limitent leurs investissements discrétionnaires et privilégient la solidité de leur bilan. Si cette posture plus défensive peut freiner la dynamique des bénéfices à court terme, elle pourrait jeter les bases d’un raffermissement des fondamentaux une fois que les orientations politiques seront plus claires.

Dans ce contexte, nous considérons la volatilité actuelle comme un environnement positif pour les investisseurs disciplinés. Plusieurs sociétés dans notre portefeuille sont des cheffes de file dans leur secteur, dotées d’une forte capacité à imposer leurs prix, de bilans solides et d’avantages concurrentiels durables. Ces atouts leur permettent d’être bien placées pour surmonter les perturbations à court terme et potentiellement gagner des parts de marché dans un environnement opérationnel plus prudent.

Nous pensons que les perturbations des marchés boursiers offrent la possibilité d’investir dans des entreprises de grande qualité à des valorisations attrayantes, ce qui soutient le potentiel de rendement à long terme malgré l’incertitude à court terme.

  • Tetra Tech — Nous avons pris une position sur ce titre en raison de la faiblesse des actions liée aux préoccupations budgétaires du gouvernement fédéral américain. En tant que joueur de premier plan mondial des infrastructures durables et des services d’ingénierie de l’eau, la société devrait bénéficier de l’accélération des investissements dans la résilience environnementale et le renouvellement des infrastructures.
  • Europris — Le titre de cette entreprise, le plus grand détaillant à rabais de la Norvège, a été ajouté en raison de ses marges stables, de sa combinaison de marques privées robuste et de son potentiel de croissance structurelle. Nous considérons que sa stratégie de déploiement rigoureuse et son redressement en Suède sont des moteurs clés pour la création de valeur à long terme.
  • Aritzia et Silicon Labs — Nous avons liquidé ces positions, car elles ont toutes deux dépassé nos seuils de valorisation à long terme.
  • M&A Research — Nous avons cédé ce titre en raison de nos préoccupations en matière d’allocation de capital et de l’incertitude entourant la gestion de la direction.
  • Pet Valu — Nous avons abandonné cette position au profit d’opportunités présentant des profils de rendement ajustés au risque plus attrayants.
  • Norva 24 — Nous avons retiré ce titre du portefeuille à la suite de son acquisition, effectuée entièrement en espèces, et de l’opération de privatisation qui a suivi.

Ces changements renforcent la qualité du portefeuille, améliorent le soutien à la valorisation et augmentent l’exposition aux entreprises présentant des caractéristiques de croissance durable et des antécédents solides en matière d’exécution.

Perspectives

Le contexte macroéconomique aux États-Unis s’est clairement détérioré au début de l’année 2025. Les nouvelles menaces tarifaires et les tensions commerciales croissantes sous l’administration Trump pèsent sur la confiance des entreprises et freinent l’activité économique. Les dirigeants de tous les secteurs font état de reports dans leurs projets d’expansion, leurs embauches, leurs activités de R&D et leurs projets de fusions-acquisitions. Les tendances du marché du travail se sont affaiblies et les consommateurs se montrent plus prudents. Les économistes considèrent de plus en plus ces phénomènes comme des signes avant-coureurs, le risque d’une récession auto-infligée aux États-Unis ayant augmenté de façon notable au cours du dernier trimestre.

En Europe, les mesures de relance budgétaire très attendues du gouvernement allemand de Olaf Scholz ont dépassé les attentes en termes d’ampleur et d’ambition. Cela a entraîné une légère amélioration du sentiment, mais il est trop tôt pour constater un impact économique mesurable. Les dirigeants d’entreprises à travers l’Europe continuent d’adopter une approche attentiste, en particulier face à la persistance des incertitudes commerciales mondiales. Les décisions d’investissement demeurent prudentes, avec un accent clair sur la discipline en matière de coûts et la gestion des risques.

Les marchés asiatiques ont affiché un sentiment relativement plus ferme. En Chine, la politique demeure axée sur l’intérieur, avec pour objectif de stabiliser l’économie et les marchés financiers. Les entreprises se tournent vers la commercialisation des innovations nationales, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle. L’essor récent de Deepseek et le succès au box-office de Ne Zha 2 reflètent une confiance croissante envers les capacités de la Chine. Bien que nous maintenions une exposition directe limitée à ce pays, nous pensons que l’innovation dans cette région continuera d’influencer les marchés mondiaux dans les prochaines années.

Dans toutes les régions, les perspectives à court terme des entreprises sont de plus en plus influencées par l’incertitude liée à la politique commerciale. Alors que les règles mondiales sont redessinées en temps réel, de nombreuses entreprises suspendent leurs dépenses en capital, limitent leurs investissements discrétionnaires et privilégient la solidité de leur bilan. Si cette posture plus défensive peut freiner la dynamique des bénéfices à court terme, elle pourrait jeter les bases d’un raffermissement des fondamentaux une fois que les orientations politiques seront plus claires.

Dans ce contexte, nous considérons la volatilité actuelle comme un environnement positif pour les investisseurs disciplinés. Plusieurs sociétés dans notre portefeuille sont des cheffes de file dans leur secteur, dotées d’une forte capacité à imposer leurs prix, de bilans solides et d’avantages concurrentiels durables. Ces atouts leur permettent d’être bien placées pour surmonter les perturbations à court terme et potentiellement gagner des parts de marché dans un environnement opérationnel plus prudent.

Nous pensons que les perturbations des marchés boursiers offrent la possibilité d’investir dans des entreprises de grande qualité à des valorisations attrayantes, ce qui soutient le potentiel de rendement à long terme malgré l’incertitude à court terme.