Revue trimestrielle

 

Au deuxième trimestre 2025, les marchés mondiaux ont rebondi après les turbulences initiales. Les menaces tarifaires ont déclenché une volatilité, mais l’apaisement des tensions et les bons résultats ont soutenu les petites capitalisations. Le positionnement défensif et la sélection de titres de qualité ont permis aux portefeuilles de surperformer
malgré les rebonds spéculatifs en fin de trimestre.

 

 

2025

T2

Les marchés américains résistent aux turbulences tarifaires et terminent en force

Le deuxième trimestre a été très fructueux pour les actions américaines, les petites capitalisations ayant presque effacé les pertes du trimestre précédent. L’indice Russell 2500 a progressé de 8,6 %, devançant de peu l’indice Russell 2000. L’indice S&P 500 a affiché un rendement de 11 %, une fois de plus tiré par un petit groupe de valeurs technologiques. Au sein du Russell 2500, les secteurs des technologies de l’information, de l’industrie et de la consommation discrétionnaire ont enregistré des gains à deux chiffres.

Malgré ces bons résultats, le deuxième trimestre a débuté par une extrême volatilité. L’annonce par l’administration Trump, lors du « Jour de la libération », de l’instauration de droits de douane réciproques généralisés a semé la panique. Ces taxes menaçaient de perturber le commerce mondial, d’alimenter l’inflation et de freiner l’activité économique. Le sentiment du marché s’est brusquement orienté vers l’aversion au risque. Sous la pression des chefs d’entreprise et des investisseurs, l’administration a ensuite reporté les droits de douane et entamé des négociations avec certains pays, ce qui a valu à Trump le surnom de « TACO » (Trump Always Chickens Out, Trump se défile toujours). Les marchés se sont redressés à mesure que les tensions géopolitiques s’apaisaient, que la saison des résultats s’avérait solide et que les conditions macroéconomiques se stabilisaient.

Néanmoins, des signes de faiblesse étaient visibles. La confiance des consommateurs et des PDG restait faible, les projets d’investissement étaient reportés, les activités de fusion-acquisition ralentissaient et des signes de fragilité du marché du travail apparaissaient. Les secteurs de la construction étaient atones en raison des taux élevés et des préoccupations macroéconomiques. Pourtant, la Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux inchangés, refusant de céder à la pression politique, invoquant la dépendance aux données et le potentiel inflationniste des droits de douane. La Fed a toutefois laissé ouverte la possibilité de baisser ses taux plus tard dans l’année si les fissures du marché du travail s’aggravaient.

Tendances transfrontalières : rebond alimenté par un chaos familier

Les marchés canadien et américain ont connu un mois d’avril chaotique, marqué par le choc des droits de douane imposés à l’occasion du Jour de la libération. Les investisseurs du monde entier ont été ébranlés. Mais à mesure que la menace s’estompait, les capitaux sont revenus vers les actifs à risque. Le style de négociation erratique de l’administration Trump, bien que déstabilisant, est devenu plus familier aux marchés. La solidité des bénéfices, la réduction des tensions géopolitiques et le report des échéances tarifaires ont contribué à un rebond généralisé.

Malgré les inquiétudes persistantes concernant l’inflation, la faiblesse de la demande et l’instabilité géopolitique, couronnées par une guerre entre Israël et l’Iran impliquant les États-Unis à la fin du trimestre, les deux économies sont restées résilientes. Les actions à petite capitalisation des deux pays ont rebondi et se négocient désormais à des valorisations relatives très attractives. Elles offrent une croissance des bénéfices attendue plus forte pour le second semestre 2025 et surperforment généralement lorsque les taux baissent et que l’inflation s’atténue.

Les petites capitalisations canadiennes mènent la charge

Le Canada a suivi la même trajectoire que le marché américain, la volatilité laissant place à la reprise. Les petites capitalisations canadiennes ont surperformé les grandes capitalisations, l’indice TSX Small Cap progressant de 11,8 % au deuxième trimestre, contre 8,5 % pour l’indice TSX Composite. Depuis le début de l’année, les petites capitalisations ont progressé de 12,9 %, surpassant les 10,2 % de l’indice TSX Composite.

À l’instar de leurs homologues américaines, les petites capitalisations canadiennes ont bénéficié de la stabilisation macroéconomique, de solides bénéfices et de la reconnaissance par les investisseurs de leurs valorisations attrayantes. Les arguments en faveur des petites capitalisations au Canada restent solides, surtout si l’inflation ralentit et que des baisses de taux se concrétisent plus tard en 2025.

L’Asie suit la tendance mondiale de reprise

Les actions asiatiques ont suivi les tendances mondiales. Elles ont subi des pertes à deux chiffres début avril, mais ont fortement rebondi lorsque l’appétit pour le risque est revenu plus tard dans le trimestre. Dans l’ensemble, le deuxième trimestre s’est terminé sur une note positive pour de nombreux marchés asiatiques.

Les marchés européens se stabilisent après un début difficile

Les marchés boursiers européens ont suivi une trajectoire similaire, enregistrant des pertes importantes en début de période, suivies d’un rebond généralisé. Les gains ont varié d’un pays à l’autre, mais les actions européennes se sont généralement bien redressées au deuxième trimestre, grâce à l’apaisement des craintes géopolitiques et macroéconomiques.

Tableau de bord des indices : de la panique à la performance

Le S&P 500 a chuté de 11 % début avril, mais a bondi de 24 % depuis son plus bas niveau pour terminer le deuxième trimestre en hausse de 10 %. Le NASDAQ a progressé de plus de 17 %, tiré par les valeurs technologiques à forte capitalisation. Le Russell 2500 a grimpé de 8,6 %. Les indices de référence internationaux MSCI ACWI et World Index ont tous deux progressé de plus de 10 %. L’indice TSX Small Cap du Canada a progressé de 11,8 %, surpassant les 8,5 % du TSX Composite.

L’or a poursuivi sa remontée, mais à un rythme plus lent. Le pétrole a été très volatil, chutant autour du jour de la libération, flambant pendant le conflit entre Israël et l’Iran, puis chutant à nouveau. Il a terminé le deuxième trimestre en baisse de plus de 9 %. Le gaz naturel a également fortement baissé. Le dollar américain a chuté de 7 %, prolongeant sa baisse depuis le début de l’année à plus de 10 %, son pire premier semestre depuis 1973. Les rendements des bons du Trésor ont fluctué tout au long du trimestre, mais ont terminé à un niveau proche de celui d’avril.

Les petites capitalisations canadiennes mènent la charge

Le Canada a suivi la même trajectoire que le marché américain, la volatilité laissant place à la reprise. Les petites capitalisations canadiennes ont surperformé les grandes capitalisations, l’indice TSX Small Cap progressant de 11,8 % au deuxième trimestre, contre 8,5 % pour l’indice TSX Composite. Depuis le début de l’année, les petites capitalisations ont progressé de 12,9 %, surpassant les 10,2 % de l’indice TSX Composite.

À l’instar de leurs homologues américaines, les petites capitalisations canadiennes ont bénéficié de la stabilisation macroéconomique, de solides bénéfices et de la reconnaissance par les investisseurs de leurs valorisations attrayantes. Les arguments en faveur des petites capitalisations au Canada restent solides, surtout si l’inflation ralentit et que des baisses de taux se concrétisent plus tard en 2025.

L’Asie suit la tendance mondiale de reprise

Les actions asiatiques ont suivi les tendances mondiales. Elles ont subi des pertes à deux chiffres début avril, mais ont fortement rebondi lorsque l’appétit pour le risque est revenu plus tard dans le trimestre. Dans l’ensemble, le deuxième trimestre s’est terminé sur une note positive pour de nombreux marchés asiatiques.

Les marchés européens se stabilisent après un début difficile

Les marchés boursiers européens ont suivi une trajectoire similaire, enregistrant des pertes importantes en début de période, suivies d’un rebond généralisé. Les gains ont varié d’un pays à l’autre, mais les actions européennes se sont généralement bien redressées au deuxième trimestre, grâce à l’apaisement des craintes géopolitiques et macroéconomiques.

Tableau de bord des indices : de la panique à la performance

Le S&P 500 a chuté de 11 % début avril, mais a bondi de 24 % depuis son plus bas niveau pour terminer le deuxième trimestre en hausse de 10 %. Le NASDAQ a progressé de plus de 17 %, tiré par les valeurs technologiques à forte capitalisation. Le Russell 2500 a grimpé de 8,6 %. Les indices de référence internationaux MSCI ACWI et World Index ont tous deux progressé de plus de 10 %. L’indice TSX Small Cap du Canada a progressé de 11,8 %, surpassant les 8,5 % du TSX Composite.

L’or a poursuivi sa remontée, mais à un rythme plus lent. Le pétrole a été très volatil, chutant autour du jour de la libération, flambant pendant le conflit entre Israël et l’Iran, puis chutant à nouveau. Il a terminé le deuxième trimestre en baisse de plus de 9 %. Le gaz naturel a également fortement baissé. Le dollar américain a chuté de 7 %, prolongeant sa baisse depuis le début de l’année à plus de 10 %, son pire premier semestre depuis 1973. Les rendements des bons du Trésor ont fluctué tout au long du trimestre, mais ont terminé à un niveau proche de celui d’avril.

Résultats trimestriels par stratégie

Stratégie d’actions canadiennes à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions canadiennes à petite capitalisation de Van Berkom par rapport à l’indice à petite capitalisation S&P/TSX et à l’indice mixte composé S&P/TSX (au 30 juin 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 10 ans 20 ans 25 ans 30 ans Depuis le début % **
Van Berkom 16,08 3,58 16,22 19,59 8,50 16,44 7,85 8,01 10,15 10,36 11,78 12,42
Indice S&P/TSX petite capitalisation* 11,75 12,74 23,10 14,06 6,34 15,06 7,57 7,18 4,86 5,21 5,98 6,76
Indice mixte composé S&P/TSX 8,53 10,17 26,37 16,09 10,74 15,02 10,77 9,61 8,22 6,77 8,82 9,20
Valeur ajoutée (Van Berkom moins le S&P/TSX p. c.*) 4,33 -9,16 -6,88 5,53 2,16 1,38 0,28 0,83 5,29 5,15 5,80 5,66

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendements sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Les résultats illustrés sont l’indice mixte pondéré BMO petite capitalisation (jusqu’au 31 décembre 1999) et l’indice mixte S&P/TSX petite capitalisation, depuis.

** Le 30 juin 1992.

 

Positionnement du portefeuille

La stratégie Van Berkom Canadian Small Cap Equity a enregistré une performance exceptionnelle au deuxième trimestre 2025, surpassant l’indice TSX Small Cap. Cette surperformance s’explique par un positionnement rigoureux dans des sociétés à petite capitalisation de grande qualité, caractérisées par des bilans solides, des modèles économiques durables et une longue expérience dans la gestion des conditions de marché volatiles.

Au début du trimestre, l’extrême volatilité a mis à l’épreuve la confiance des marchés, mais notre stratégie a prospéré. Les investisseurs ont cherché refuge dans les meilleures petites capitalisations, validant ainsi notre philosophie d’investissement de longue date. Alors que les marchés réagissaient vivement à l’incertitude géopolitique et aux vents contraires économiques, nos principaux titres, choisis pour leurs fondamentaux solides, ont nettement mieux résisté que l’indice de référence, générant un alpha solide pendant la phase la plus turbulente du deuxième trimestre.

Au fur et à mesure que la saison des résultats se déroulait, notre conviction quant à la qualité du portefeuille a été encore récompensée. La plupart de nos titres ont surpassé non seulement nos attentes internes, mais aussi celles du marché dans son ensemble et des analystes. Cette solidité des résultats s’est directement traduite par des gains sur les cours des actions et une nouvelle vague de génération d’alpha. Les investisseurs ont réagi positivement à la fiabilité de nos entreprises dans un environnement macroéconomique incertain, ce qui a stimulé la dynamique du portefeuille en mai et juin.

Du point de vue de l’attribution, 2,8 % de notre surperformance relative provient de l’allocation d’actifs, et 1,4 % de la sélection des titres. Notre surpondération dans le secteur industriel, qui a enregistré la meilleure performance du TSX Small Cap au deuxième trimestre avec +22,6 %, a contribué à hauteur de 2,1 %, tandis que le secteur des biens de consommation discrétionnaire a ajouté 0,5 % grâce à un rebond de 17,5 %. Toutefois, notre exposition limitée aux matériaux, en particulier aux actions aurifères et argentifères, a pesé à hauteur de 0,8 %, ces matières premières ayant atteint des niveaux records. Les gains liés à la sélection des titres ont été généralisés, avec des contributions importantes des secteurs de la consommation discrétionnaire, de l’énergie et des matériaux. La faiblesse des secteurs des technologies de l’information et de l’industrie, où nous avons évité les rallyes spéculatifs de mauvaise qualité, a légèrement compensé cet alpha.

Depuis qu’elle a pris en charge la stratégie en janvier 2021, notre équipe a généré une valeur ajoutée de 26,7 % grâce à la sélection des titres. Chaque nouvel investissement est souscrit avec un objectif de TCAC annuel de 15 % sur un horizon de 3 à 5 ans. Si la volatilité à court terme, comme celle observée au premier trimestre, peut temporairement affecter les résultats, le deuxième trimestre a confirmé que le fait de rester fidèle à notre discipline d’investissement conduit à une surperformance à long terme. Nous continuons à nous concentrer sur la qualité, et non sur la poursuite des tendances.

Les positions qui ont le plus contribué à notre rendement au T2 sont :

  • Groupe Dynamite (+91,5 %), en raison de la forte croissance des ventes à magasins comparables, de l’agilité des changements apportés à la chaîne d’approvisionnement et de la révision à la hausse des prévisions.
  • 5N Plus (+68,4 %), grâce à des résultats solides au premier trimestre et une forte demande dans les divisions énergies renouvelables et espace.
  • Aritzia (+39,5 %), grâce à des ventes élevées, la résilience des marges et la confiance accrue des investisseurs, suite aux inquiétudes liées aux droits de douane.

Les titres qui ont nui au rendement au T2 sont :

  • Dye & Durham (-11,2 %), en raison de l’activité faible du marché immobilier canadien.
  • D2L (-13,4 %), en raison des prévisions prudentes liées aux inquiétudes concernant le financement de l’éducation aux États-Unis
  • Computer Modelling Group (-10,6 %), en raison du ralentissement de la demande liée à la transition énergétique et la faiblesse des prix du pétrole.

Changements au portefeuille

Au deuxième trimestre, nous avons géré activement le portefeuille afin d’améliorer la qualité et le positionnement à long terme, en réagissant aux fluctuations importantes des cours sur le marché des petites capitalisations.

Nous avons continué à privilégier les sociétés qui nous inspirent une grande confiance, qui ont fait l’objet de recherches approfondies et qui présentent un potentiel alpha convaincant à long terme.

Les principaux changements apportés au portefeuille ont inclus :

  • Renforcer davantage notre position dans certaines de nos participations à forte conviction, dont les valorisations actuelles ne reflétaient plus fidèlement le potentiel de croissance organique et par acquisitions à long terme de ces sociétés. Cela inclut des ajouts à MATTR, Tecsys et D2L.
  • Réduire notre position dans certaines de nos valeurs gagnantes à long terme, telles que 5N Plus, Groupe Dynamite et MDA Space, pour des raisons liées à la valorisation et à la gestion des pondérations.

Nous n’avons effectué aucun nouvel achat au deuxième trimestre, préférant nous concentrer sur l’optimisation des positions existantes afin de créer de la valeur à long terme.

Perspectives

Alors que les marchés ont terminé le deuxième trimestre en beauté, passant d’une volatilité en début de trimestre à une reprise marquée par l’appétit pour le risque, nous estimons qu’il est trop tôt pour affirmer que la voie à suivre est clairement tracée. Le second semestre 2025 présente toute une série d’incertitudes qui pourraient peser sur le sentiment et les performances. Parmi celles-ci figurent l’imprévisibilité de la politique de l’administration Trump, le risque de nouveaux droits de douane ou de réimposition de droits existants, l’escalade potentielle des conflits géopolitiques et les pressions inflationnistes persistantes résultant des droits de douane existants.

La politique monétaire reste également instable. La Réserve fédérale américaine continue de faire face à une tâche difficile pour gérer les anticipations inflationnistes dans un contexte de données de consommation médiocres et d’incertitudes macroéconomiques persistantes. Dans le même temps, la croissance des bénéfices reste sous pression dans plusieurs secteurs, les activités de fusion-acquisition sont modérées et les niveaux de valorisation, bien que n’étant pas excessifs, sont moins attractifs après la récente reprise.

Malgré ces défis, nous restons confiants dans notre stratégie. Notre portefeuille de petites capitalisations canadiennes continue d’être ancré dans des sociétés présentant des bilans solides, un rendement des capitaux propres élevé, des avantages concurrentiels durables et une bonne visibilité des bénéfices.

Ces fondamentaux se sont historiquement révélés être la meilleure défense dans des environnements incertains et devraient rester les principaux moteurs de la performance à long terme.

Après plusieurs ajustements proactifs au cours des derniers mois, notre portefeuille affiche désormais un niveau de qualité exceptionnellement élevé à des valorisations attractives. Nous estimons que le portefeuille se négocie à un ratio cours/bénéfice de 19,3 et à une décote de 10,1 % par rapport à sa valeur intrinsèque, selon nos modèles DCF prudents. Nos participations reflètent également des indicateurs financiers solides, notamment un rendement moyen des capitaux propres de 12,2 %, un ratio dette/EBITDA de seulement 1,0 et plus de 25 % des entreprises en situation de trésorerie nette positive. La croissance du bénéfice par action est estimée à 25,9 % par an au cours des cinq prochaines années.

Nous pensons que les rendements à long terme seront principalement tirés par la croissance des bénéfices, et nous continuons d’investir dans des sociétés qui, selon nous, surperformeront tous les principaux indices de référence canadiens sur ce plan. Notre stratégie axée sur les petites capitalisations a régulièrement surpassé les indices des grandes et petites capitalisations sur le long terme, grâce à l’importance que nous accordons à une croissance de qualité à des valorisations raisonnables.

Pour l’avenir, nous restons confiants dans la solidité de nos positions et leur capacité à générer des rendements ajustés au risque supérieurs. Même si la volatilité à court terme pourrait persister, notre portefeuille est bien positionné pour naviguer dans l’environnement actuel et générer de l’alpha sur l’ensemble des cycles de marché.

Nous avons continué à privilégier les sociétés qui nous inspirent une grande confiance, qui ont fait l’objet de recherches approfondies et qui présentent un potentiel alpha convaincant à long terme.

Les principaux changements apportés au portefeuille ont inclus :

  • Renforcer davantage notre position dans certaines de nos participations à forte conviction, dont les valorisations actuelles ne reflétaient plus fidèlement le potentiel de croissance organique et par acquisitions à long terme de ces sociétés. Cela inclut des ajouts à MATTR, Tecsys et D2L.
  • Réduire notre position dans certaines de nos valeurs gagnantes à long terme, telles que 5N Plus, Groupe Dynamite et MDA Space, pour des raisons liées à la valorisation et à la gestion des pondérations.

Nous n’avons effectué aucun nouvel achat au deuxième trimestre, préférant nous concentrer sur l’optimisation des positions existantes afin de créer de la valeur à long terme.

Perspectives

Alors que les marchés ont terminé le deuxième trimestre en beauté, passant d’une volatilité en début de trimestre à une reprise marquée par l’appétit pour le risque, nous estimons qu’il est trop tôt pour affirmer que la voie à suivre est clairement tracée. Le second semestre 2025 présente toute une série d’incertitudes qui pourraient peser sur le sentiment et les performances. Parmi celles-ci figurent l’imprévisibilité de la politique de l’administration Trump, le risque de nouveaux droits de douane ou de réimposition de droits existants, l’escalade potentielle des conflits géopolitiques et les pressions inflationnistes persistantes résultant des droits de douane existants.

La politique monétaire reste également instable. La Réserve fédérale américaine continue de faire face à une tâche difficile pour gérer les anticipations inflationnistes dans un contexte de données de consommation médiocres et d’incertitudes macroéconomiques persistantes. Dans le même temps, la croissance des bénéfices reste sous pression dans plusieurs secteurs, les activités de fusion-acquisition sont modérées et les niveaux de valorisation, bien que n’étant pas excessifs, sont moins attractifs après la récente reprise.

Malgré ces défis, nous restons confiants dans notre stratégie. Notre portefeuille de petites capitalisations canadiennes continue d’être ancré dans des sociétés présentant des bilans solides, un rendement des capitaux propres élevé, des avantages concurrentiels durables et une bonne visibilité des bénéfices.

Ces fondamentaux se sont historiquement révélés être la meilleure défense dans des environnements incertains et devraient rester les principaux moteurs de la performance à long terme.

Après plusieurs ajustements proactifs au cours des derniers mois, notre portefeuille affiche désormais un niveau de qualité exceptionnellement élevé à des valorisations attractives. Nous estimons que le portefeuille se négocie à un ratio cours/bénéfice de 19,3 et à une décote de 10,1 % par rapport à sa valeur intrinsèque, selon nos modèles DCF prudents. Nos participations reflètent également des indicateurs financiers solides, notamment un rendement moyen des capitaux propres de 12,2 %, un ratio dette/EBITDA de seulement 1,0 et plus de 25 % des entreprises en situation de trésorerie nette positive. La croissance du bénéfice par action est estimée à 25,9 % par an au cours des cinq prochaines années.

Nous pensons que les rendements à long terme seront principalement tirés par la croissance des bénéfices, et nous continuons d’investir dans des sociétés qui, selon nous, surperformeront tous les principaux indices de référence canadiens sur ce plan. Notre stratégie axée sur les petites capitalisations a régulièrement surpassé les indices des grandes et petites capitalisations sur le long terme, grâce à l’importance que nous accordons à une croissance de qualité à des valorisations raisonnables.

Pour l’avenir, nous restons confiants dans la solidité de nos positions et leur capacité à générer des rendements ajustés au risque supérieurs. Même si la volatilité à court terme pourrait persister, notre portefeuille est bien positionné pour naviguer dans l’environnement actuel et générer de l’alpha sur l’ensemble des cycles de marché.

Stratégie d’actions américaines à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions américaines à petite capitalisation de Van Berkom (en dollars américains) par rapport à l’indice de petite capitalisation Russell 2000 et aux indices S&P 600 et S&P 500 (au 30 juin 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans 10 ans 15 ans 20 ans Depuis le début % *
Van Berkom 9,16 1,41 11,35 14,25 5,67 12,26 9,23 10,65 12,90 11,16 12,02
Indice Russell 2000 8,50 -1,79 7,68 10,00 -0,11 10,04 5,52 7,12 10,35 7,76 7,35
Indice S&P 600 4,90 -4,46 4,60 7,65 0,93 11,68 5,62 8,02 11,39 8,65 9,02
Indice S&P 500 10,94 6,20 15,16 19,71 11,28 16,64 14,39 13,65 14,86 10,73 7,98
Valeur ajoutée (Van Berkom moins Russell 2000) 0,66 3,20 3,67 4,25 5,78 2,22 3,71 3,53 2,55 3,40 4,67

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendements sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 30 juin 2000.

 

Positionnement du portefeuille

Notre stratégie d’actions américaines à petite capitalisation a enregistré des performances mitigées au deuxième trimestre, marquées par des dynamiques de marché très différentes entre avril-mai et juin. Au début du trimestre, la volatilité accrue a incité les investisseurs à privilégier les petites capitalisations de grande qualité et aux fondamentaux solides. Notre portefeuille, qui repose sur des entreprises affichant des bilans solides et des bénéfices réguliers, a enregistré des performances exceptionnelles au cours de cette période, générant un alpha solide et surpassant l’indice de référence. Cette dynamique s’est poursuivie jusqu’au début du mois de mai, soutenue par une saison de résultats solides. Près de 90 % de nos participations ont dépassé à la fois nos prévisions internes et les attentes du marché, avec une marge moyenne de 15 % sur le bénéfice par action.

Cependant, en juin, le leadership du marché a radicalement changé. Les flux des investisseurs particuliers se sont précipités vers des actions spéculatives, non rentables et de faible qualité, déclenchant un rebond agressif mais de courte durée dans des domaines où nous sommes peu ou pas exposés. Ce changement a temporairement effacé nos gains antérieurs, mettant fin à notre série de 10 mois de surperformance par rapport à l’indice de référence. Néanmoins, nous sommes toujours satisfaits des résultats globaux du deuxième trimestre. Nos rendements relatifs ont été soutenus par une allocation sectorielle favorable. Nous avons bénéficié de notre absence d’exposition aux secteurs sous-performants de l’immobilier et de l’énergie, ainsi que de nos positions surpondérées dans des secteurs surperformants tels que l’industrie (+15,6 %) et la consommation discrétionnaire (+9,6 %). Toutefois, cela a été partiellement compensé par nos sous-pondérations dans les technologies de l’information (+21,3 %) et les matériaux (+13 %).

La sélection des titres a été mitigée. La surperformance des secteurs de la consommation discrétionnaire et des services aux collectivités a été contrebalancée par la sous-performance du secteur des technologies de l’information, où nos titres de haute qualité ont pris du retard par rapport à la reprise spéculative du secteur. Cette divergence était davantage due à l’engouement médiatique qu’aux performances des entreprises. Dans l’ensemble, notre portefeuille reste solidement positionné dans des entreprises de qualité. Si les rallyes spéculatifs peuvent générer du bruit à court terme, nous pensons que la véritable création de valeur provient des entreprises qui présentent des fondamentaux durables et une capacité bénéficiaire constante, des caractéristiques qui restent au cœur de nos positions.

Les positions qui ont le plus contribué à notre rendement du T2 sont :

  • Shake Shack (+60,0 %), grâce à l’amélioration des prévisions et perspectives de marge.
  • Federal Signal(+46,8 %), grâce à un carnet de commandes bien rempli et à une clientèle fidèle.
  • Primoris Services (+37,3 %), SPX Technologies (+31.0%) API Group (+45.2%) et Ormat Technologies (+18.4%), en raison des tendances solides du marché final, d’une forte activité de commandes et du sentiment positif des investisseurs.
  • StoneX Group (+22,5 %) et Ensign Group (+19 %), grâce à une exécution cohérente et à des fondamentaux solides.

Titres qui ont nui à notre rendement au T2 sont :

  • Chemed Corporation (-21,4 %), après avoir annoncé des pressions sur ses bénéfices et des résultats en baisse.
  • Globus Medical (-19,4 %), suite à des résultats inférieurs aux prévisions, causés par des retards de fabrication et un ralentissement des ventes.

Changements au portefeuille

Au deuxième trimestre, nous avons activement tiré parti des perturbations du marché, en ajoutant des titres de grande qualité à des valorisations attractives, et en réduisant ou en liquidant certaines positions en fonction de préoccupations fondamentales ou de critères de valorisation. Les principaux changements apportés au portefeuille ont été les suivants.

  • API Group : nous avons pris une position dans cette société après un recul de 20 %. La société offre des services réglementés dans le domaine de la sécurité des personnes et des services spécialisés, avec des revenus récurrents solides, des avantages liés à son envergure et un historique éprouvé de croissance organique et par acquisitions.
  • Floor & Decor : nous avons renforcé notre position pendant la période de faiblesse du marché. En tant que leader à faible coût dans le domaine des revêtements de sol durs, le modèle d’approvisionnement direct de FND et l’expansion de son réseau de magasins soutiennent sa croissance à long terme, malgré le ralentissement à court terme du marché immobilier.
  • Tetra Tech, ESAB, Privia Health, SPX Technologies, Willscot, CCC Intelligent Solutions et Chart Industries : nous avons renforcé nos positions en raison de valorisations attractives et de fondamentaux solides à long terme.
  • Five9, FTI Consulting, Globus Medical, Hamilton Lane et RLI : nous avons renforcé ces positions clés lors d’une baisse temporaire des cours induite par la volatilité générale du marché ou des bénéfices.
  • Brunswick Corp. : nous avons liquidé cette position en raison de la forte volatilité des bénéfices, des risques macroéconomiques et tarifaires, et de la détérioration de la flexibilité financière dans un secteur maritime très cyclique.
  • Gentherm : nous avons vendu cette position après des années de sous-performance et des préoccupations stratégiques liées aux difficultés du secteur, au renouvellement de la direction et aux risques géopolitiques.
  • Federal Signal, StoneX, HealthEquity, Shake Shack, Ormat, Grand Canyon Education, Grocery Outlet, Silicon Labs et Armstrong World : nous avons réduit ces positions après leurs solides performances au deuxième trimestre afin de rééquilibrer le portefeuille à des niveaux de valorisation plus élevés.

Perspectives

Malgré une fin de trimestre solide en juin, les marchés étant passés d’une volatilité initiale à un rebond en fin de trimestre, nous restons prudents quant aux perspectives pour le second semestre 2025. Un certain nombre de risques persistent qui pourraient affecter le sentiment des investisseurs et la performance des marchés financiers. Il s’agit notamment de l’imprévisibilité persistante de la politique de l’administration Trump, des tensions géopolitiques, de la réintroduction potentielle de droits de douane et des pressions inflationnistes persistantes liées aux restrictions commerciales existantes.

La Réserve fédérale américaine continue de naviguer dans un environnement très incertain, les taux d’intérêt de référence et la courbe des taux restant fluctuants. Parallèlement, les indicateurs conjoncturels ne sont pas tout à fait en phase avec les données économiques plus solides, ce qui ajoute à l’incertitude quant à la trajectoire économique. Les prévisions de bénéfices des entreprises sont confrontées à des vents contraires en raison de la faiblesse de la demande sur certains marchés finaux, de l’inflation résiduelle et d’un paysage modéré en matière de fusions-acquisitions. Les niveaux de valorisation, bien qu’ils ne soient pas extrêmes, sont devenus plus exigeants après la récente reprise.

En juin, l’appétit des investisseurs s’est tourné vers des titres spéculatifs de faible qualité, reléguant temporairement les fondamentaux au second plan. Nous pensons que cette dynamique sera de courte durée. Les fondamentaux propres aux entreprises (bilans solides, croissance régulière des bénéfices et avantages concurrentiels durables) ont tendance à réaffirmer leur importance, en particulier sur des marchés incertains. Ces qualités restent au cœur de notre approche d’investissement.

Nous abordons le second semestre 2025 avec confiance dans notre portefeuille de petites capitalisations. La volatilité récente a offert des opportunités d’augmenter notre exposition à des titres de grande qualité à des valorisations attractives. Aujourd’hui, notre portefeuille présente des caractéristiques financières nettement supérieures à celles de l’indice de référence, notamment des bilans plus solides, une croissance des bénéfices supérieure, des marges bénéficiaires plus élevées et des rendements sur capitaux propres et sur capitaux investis améliorés. Nous continuons à nous concentrer sur les entreprises qui présentent des fondamentaux solides et des profils de croissance à long terme convaincants. Les résultats historiques montrent que, dans l’hypothèse de valorisations raisonnables, les rendements à long terme des actions sont largement déterminés par la croissance des bénéfices.

Au cours des 25 dernières années, les entreprises de notre portefeuille ont régulièrement enregistré une croissance des bénéfices supérieure à celle des indices de référence des petites et grandes capitalisations. Nous prévoyons que cette tendance se poursuivra, ce qui conforte nos perspectives de surperformance sur l’ensemble des cycles de marché. Si le marché dans son ensemble pourrait rester sensible aux développements macroéconomiques et politiques à court terme, nous pensons que l’attention rigoureuse que nous portons à la qualité, à la valorisation et à la capacité bénéficiaire nous place en bonne position pour la période à venir. Tous les indicateurs de qualité clés étant bien supérieurs aux niveaux de référence, nous estimons que le portefeuille est bien positionné pour surperformer à long terme.

  • Five9, FTI Consulting, Globus Medical, Hamilton Lane et RLI : nous avons renforcé ces positions clés lors d’une baisse temporaire des cours induite par la volatilité générale du marché ou des bénéfices.
  • Brunswick Corp. : nous avons liquidé cette position en raison de la forte volatilité des bénéfices, des risques macroéconomiques et tarifaires, et de la détérioration de la flexibilité financière dans un secteur maritime très cyclique.
  • Gentherm : nous avons vendu cette position après des années de sous-performance et des préoccupations stratégiques liées aux difficultés du secteur, au renouvellement de la direction et aux risques géopolitiques.
  • Federal Signal, StoneX, HealthEquity, Shake Shack, Ormat, Grand Canyon Education, Grocery Outlet, Silicon Labs et Armstrong World : nous avons réduit ces positions après leurs solides performances au deuxième trimestre afin de rééquilibrer le portefeuille à des niveaux de valorisation plus élevés.

Perspectives

Malgré une fin de trimestre solide en juin, les marchés étant passés d’une volatilité initiale à un rebond en fin de trimestre, nous restons prudents quant aux perspectives pour le second semestre 2025. Un certain nombre de risques persistent qui pourraient affecter le sentiment des investisseurs et la performance des marchés financiers. Il s’agit notamment de l’imprévisibilité persistante de la politique de l’administration Trump, des tensions géopolitiques, de la réintroduction potentielle de droits de douane et des pressions inflationnistes persistantes liées aux restrictions commerciales existantes.

La Réserve fédérale américaine continue de naviguer dans un environnement très incertain, les taux d’intérêt de référence et la courbe des taux restant fluctuants. Parallèlement, les indicateurs conjoncturels ne sont pas tout à fait en phase avec les données économiques plus solides, ce qui ajoute à l’incertitude quant à la trajectoire économique. Les prévisions de bénéfices des entreprises sont confrontées à des vents contraires en raison de la faiblesse de la demande sur certains marchés finaux, de l’inflation résiduelle et d’un paysage modéré en matière de fusions-acquisitions. Les niveaux de valorisation, bien qu’ils ne soient pas extrêmes, sont devenus plus exigeants après la récente reprise.

En juin, l’appétit des investisseurs s’est tourné vers des titres spéculatifs de faible qualité, reléguant temporairement les fondamentaux au second plan. Nous pensons que cette dynamique sera de courte durée. Les fondamentaux propres aux entreprises (bilans solides, croissance régulière des bénéfices et avantages concurrentiels durables) ont tendance à réaffirmer leur importance, en particulier sur des marchés incertains. Ces qualités restent au cœur de notre approche d’investissement.

Nous abordons le second semestre 2025 avec confiance dans notre portefeuille de petites capitalisations. La volatilité récente a offert des opportunités d’augmenter notre exposition à des titres de grande qualité à des valorisations attractives. Aujourd’hui, notre portefeuille présente des caractéristiques financières nettement supérieures à celles de l’indice de référence, notamment des bilans plus solides, une croissance des bénéfices supérieure, des marges bénéficiaires plus élevées et des rendements sur capitaux propres et sur capitaux investis améliorés. Nous continuons à nous concentrer sur les entreprises qui présentent des fondamentaux solides et des profils de croissance à long terme convaincants. Les résultats historiques montrent que, dans l’hypothèse de valorisations raisonnables, les rendements à long terme des actions sont largement déterminés par la croissance des bénéfices.

Au cours des 25 dernières années, les entreprises de notre portefeuille ont régulièrement enregistré une croissance des bénéfices supérieure à celle des indices de référence des petites et grandes capitalisations. Nous prévoyons que cette tendance se poursuivra, ce qui conforte nos perspectives de surperformance sur l’ensemble des cycles de marché. Si le marché dans son ensemble pourrait rester sensible aux développements macroéconomiques et politiques à court terme, nous pensons que l’attention rigoureuse que nous portons à la qualité, à la valorisation et à la capacité bénéficiaire nous place en bonne position pour la période à venir. Tous les indicateurs de qualité clés étant bien supérieurs aux niveaux de référence, nous estimons que le portefeuille est bien positionné pour surperformer à long terme.

Stratégie d’actions américaines à petite et à moyenne capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des placements du composé d'actions américaines à petite et moyenne capitalisation de Van Berkom (en dollars américains) par rapport à celui de l’indice des actions à petite capitalisation Russell 2500 (au 30 juin 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 7 ans Depuis le début % *
Van Berkom 9,65 1,39 12,27 8,00 12,19 3,21 9,73 8,09 9,23
Indice Russell 2500 8,59 0,44 9,91 10,19 11,31 2,16 11,44 7,58 8,26
Valeur ajoutée (Van Berkom moins Russell 2500) 1,06 0,95 2,36 -2,19 0,88 1,05 -1,71 0,51 0,97

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendements sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 30 septembre 2017

 

Positionnement du portefeuille

Le portefeuille a enregistré un solide rendement au deuxième trimestre, surpassant légèrement l’indice de référence. Ce gain nous a permis de passer en territoire positif pour l’année.

Au deuxième trimestre, la répartition sectorielle a été le principal moteur de la performance relative, tandis que la sélection des titres a légèrement pesé sur le rendement. Ce résultat est quelque peu atypique pour notre approche, car notre stratégie génère généralement de la valeur grâce à une sélection de titres ascendante. Cependant, dans un environnement propice au risque dominé par des titres de moindre qualité, même les entreprises solides peuvent temporairement être à la traîne.

Notre absence d’exposition aux secteurs sous-performants, à savoir l’immobilier et l’énergie, a contribué à hauteur de 133 points de base. La surpondération des secteurs de l’industrie et des technologies de l’information a ajouté respectivement 37 et 30 points de base supplémentaires, ces deux secteurs ayant surperformé le marché dans son ensemble.

Du point de vue de la sélection des titres, nos contributions les plus importantes sont venues des secteurs de la consommation discrétionnaire et de l’industrie. En revanche, les technologies de l’information, la finance et la santé ont pesé sur la performance. Dans le secteur des technologies de l’information, nous avons progressivement réduit notre exposition au cours des 18 derniers mois en raison du nombre limité de titres correspondant à notre style de croissance qualitative. Seule une de nos sept positions dans le secteur des technologies de l’information, Silicon Labs, a surperformé le rendement de 18,7 % du secteur, tandis que trois seulement (Silicon Labs, Dynatrace et PTC) ont enregistré des gains à deux chiffres. Dans le secteur financier, trois de nos sept positions, RLI, Euronet et Hamilton Lane, ont sous-performé le secteur en raison d’une rotation du marché hors des valeurs défensives plutôt que d’une détérioration fondamentale.

Dans l’ensemble, le portefeuille reste conforme à notre approche d’investissement rigoureuse, qui privilégie les sociétés de grande qualité affichant des fondamentaux solides. Si les rebonds à court terme tirés par les valeurs spéculatives peuvent entraîner des périodes de sous-performance relative au niveau des actions, notre positionnement sectoriel et notre conviction à long terme dans nos titres continuent de soutenir notre objectif de surperformance constante et ajustée au risque.

Ces titres ont largement contribué à notre performance au T2 :

 

  • Shake Shack (+60,0 %), grâce à une augmentation des marges et à la force de son leadership.
  • Construction Partners (+48,9 %), après des résultats solides et une révision à la hausse de ses prévisions.
  • Federal Signal (+46,9 %), grâce à des vents favorables dans le secteur industriel.
  • API Group (+43,6 %), après des résultats solides et la mise en place d’un cadre de croissance à long terme.
  • SPX Corporation (+31,0 %), grâce à la révision à la hausse des prévisions et à la réalisation d’opérations de fusion-acquisition.
  • Silicon Labs (+30,8 %) grâce au retour de la demande dans des segments clés.

Les titres suivants ont le plus nui à notre rendement au T2 :

  • Chemed (-20,8 %), suite à un problème lié au plafond Medicare dans son activité de soins palliatifs et à la faiblesse du segment résidentiel de Roto-Rooter.
  • Globus Medical (-19,4 %), suite à un manque à gagner lié à des retards de fabrication et à un ralentissement des ventes.
  • Grocery Outlet (-11,2 %), après avoir revu à la baisse ses prévisions de ventes à magasins comparables.
  • RLI (-9,9 %), affecté par une concurrence croissante sur ses principaux marchés.
  • Bio-Techne Corp (-9,8 %), en raison des inquiétudes liées au financement du NIH malgré une exécution solide.

Changements au portefeuille

Au deuxième trimestre, nous avons réalloué notre capital en cédant deux participations et en ajoutant deux nouvelles sociétés de grande qualité, motivés par les opportunités de valorisation et le potentiel de croissance à long terme.

Ventes

  • DoubleVerify : nous avons liquidé cette position en raison de ses performances médiocres et de son exécution décevante. Malgré une journée des investisseurs positive et des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre, la visibilité limitée et les problèmes persistants de concentration de la clientèle nous ont amenés à nous séparer de ce titre peu convaincant.
  • Ormat Technologies : nous avons quitté cette position après une période de détention de six ans en raison d’un rendement inférieur à la moyenne (taux de croissance annuel composé d’environ 7 %) et d’un potentiel de hausse limité. Si ses perspectives restent stables, ses performances ont suivi de près les mouvements des taux d’intérêt et les rendements du secteur des services publics dans son ensemble.

Achats

  • ESAB : nous avons pris cette position à une valorisation attractive. Leader mondial dans le domaine du soudage et du contrôle des gaz, ESAB bénéficie d’une forte exposition aux marchés émergents, d’une augmentation de ses marges grâce à des améliorations opérationnelles et d’une croissance dans les segments des gaz médicaux et spéciaux. Les initiatives ESG soutiennent également la durabilité à long terme.
  • Tetra Tech (TTEK) : nous avons pris cette position après un recul significatif. TTEK est l’un des principaux fournisseurs de services de conseil en matière d’eau et d’environnement, avec une forte croissance organique et tirée par les acquisitions. Son modèle allégé en actifs, son volume de projets élevé et son alignement sur les tendances ESG à long terme en font un ajout intéressant. La baisse de sa valorisation et son solide potentiel de croissance des bénéfices soutiennent notre objectif de rendement à long terme.

Perspectives

Alors que le deuxième trimestre a été marqué par de solides rendements boursiers, nous prévoyons que la volatilité persistera au second semestre 2025. Le recours par l’administration Trump aux droits de douane comme outil économique et politique ajoute à l’incertitude. Tous les pays ne se plieront pas aux exigences américaines, en particulier si la contestation politique locale s’intensifie, ce qui accroîtra le risque de conflits commerciaux non résolus.

La voie à suivre dépendra fortement de l’évolution de la situation tarifaire. Une mise en œuvre à grande échelle entraînerait probablement une hausse de l’inflation et un ralentissement de l’activité économique, obligeant la Réserve fédérale à maintenir une attitude attentiste. Une résolution claire pourrait permettre à la Fed d’agir de manière préventive pour soutenir la croissance, mais pour l’instant, la politique monétaire est en attente.

Le marché obligataire est un autre facteur clé. Avec l’explosion du déficit fédéral, il sera nécessaire d’augmenter les émissions d’obligations à 10 et 20 ans. Ces rendements à long terme influencent les taux hypothécaires américains, et de nouvelles hausses pourraient exercer une pression sur le marché immobilier. Si les mesures de relance à court terme peuvent stimuler les dépenses de consommation, les déséquilibres budgétaires à long terme restent préoccupants.

L’incertitude plane également sur le cycle macroéconomique. Des données contradictoires rendent difficile de déterminer si nous entrons dans une nouvelle phase de croissance ou si nous sommes dans les dernières phases du cycle actuel. Si le budget prévoit des mesures de relance à court terme, notamment le report des coupes dans les dépenses sociales et celles liées à Medicaid, des risques structurels subsistent. La certitude fiscale pour les entreprises pourrait stimuler les fusions-acquisitions et les investissements en capital, mais les perspectives générales restent incertaines.

Au cours des dernières semaines, les actions spéculatives et de faible qualité ont surperformé, mais nous pensons que les fondamentaux vont reprendre de l’importance. Les entreprises de grande qualité, dotées d’une direction solide, d’avantages concurrentiels durables, d’une croissance solide de leurs bénéfices et d’une allocation rigoureuse du capital, sont les mieux placées pour naviguer dans l’environnement actuel.

Notre portefeuille reste axé sur ce type d’entreprises. Par rapport à l’indice de référence, nos participations affichent des bilans plus solides, des marges bénéficiaires plus élevées, une meilleure génération de flux de trésorerie disponibles et des rendements supérieurs sur les capitaux propres et les capitaux investis. Dans un environnement présentant à la fois des risques et des opportunités élevés, nous pensons que ce positionnement est le bon.

À long terme, les rendements sont principalement déterminés par la croissance des bénéfices. La plupart des entreprises de notre portefeuille sont capables d’afficher une croissance à deux chiffres, ce qui devrait leur permettre de continuer à surperformer les indices de référence américains. Nous restons confiants dans notre stratégie et dans sa capacité à générer des rendements solides et ajustés au risque tout au long du cycle de marché.

  • Ormat Technologies : nous avons quitté cette position après une période de détention de six ans en raison d’un rendement inférieur à la moyenne (taux de croissance annuel composé d’environ 7 %) et d’un potentiel de hausse limité. Si ses perspectives restent stables, ses performances ont suivi de près les mouvements des taux d’intérêt et les rendements du secteur des services publics dans son ensemble.

Achats

  • ESAB : nous avons pris cette position à une valorisation attractive. Leader mondial dans le domaine du soudage et du contrôle des gaz, ESAB bénéficie d’une forte exposition aux marchés émergents, d’une augmentation de ses marges grâce à des améliorations opérationnelles et d’une croissance dans les segments des gaz médicaux et spéciaux. Les initiatives ESG soutiennent également la durabilité à long terme.
  • Tetra Tech (TTEK) : nous avons pris cette position après un recul significatif. TTEK est l’un des principaux fournisseurs de services de conseil en matière d’eau et d’environnement, avec une forte croissance organique et tirée par les acquisitions. Son modèle allégé en actifs, son volume de projets élevé et son alignement sur les tendances ESG à long terme en font un ajout intéressant. La baisse de sa valorisation et son solide potentiel de croissance des bénéfices soutiennent notre objectif de rendement à long terme.

Perspectives

Alors que le deuxième trimestre a été marqué par de solides rendements boursiers, nous prévoyons que la volatilité persistera au second semestre 2025. Le recours par l’administration Trump aux droits de douane comme outil économique et politique ajoute à l’incertitude. Tous les pays ne se plieront pas aux exigences américaines, en particulier si la contestation politique locale s’intensifie, ce qui accroîtra le risque de conflits commerciaux non résolus.

La voie à suivre dépendra fortement de l’évolution de la situation tarifaire. Une mise en œuvre à grande échelle entraînerait probablement une hausse de l’inflation et un ralentissement de l’activité économique, obligeant la Réserve fédérale à maintenir une attitude attentiste. Une résolution claire pourrait permettre à la Fed d’agir de manière préventive pour soutenir la croissance, mais pour l’instant, la politique monétaire est en attente.

Le marché obligataire est un autre facteur clé. Avec l’explosion du déficit fédéral, il sera nécessaire d’augmenter les émissions d’obligations à 10 et 20 ans. Ces rendements à long terme influencent les taux hypothécaires américains, et de nouvelles hausses pourraient exercer une pression sur le marché immobilier. Si les mesures de relance à court terme peuvent stimuler les dépenses de consommation, les déséquilibres budgétaires à long terme restent préoccupants.

L’incertitude plane également sur le cycle macroéconomique. Des données contradictoires rendent difficile de déterminer si nous entrons dans une nouvelle phase de croissance ou si nous sommes dans les dernières phases du cycle actuel. Si le budget prévoit des mesures de relance à court terme, notamment le report des coupes dans les dépenses sociales et celles liées à Medicaid, des risques structurels subsistent. La certitude fiscale pour les entreprises pourrait stimuler les fusions-acquisitions et les investissements en capital, mais les perspectives générales restent incertaines.

Au cours des dernières semaines, les actions spéculatives et de faible qualité ont surperformé, mais nous pensons que les fondamentaux vont reprendre de l’importance. Les entreprises de grande qualité, dotées d’une direction solide, d’avantages concurrentiels durables, d’une croissance solide de leurs bénéfices et d’une allocation rigoureuse du capital, sont les mieux placées pour naviguer dans l’environnement actuel.

Notre portefeuille reste axé sur ce type d’entreprises. Par rapport à l’indice de référence, nos participations affichent des bilans plus solides, des marges bénéficiaires plus élevées, une meilleure génération de flux de trésorerie disponibles et des rendements supérieurs sur les capitaux propres et les capitaux investis. Dans un environnement présentant à la fois des risques et des opportunités élevés, nous pensons que ce positionnement est le bon.

À long terme, les rendements sont principalement déterminés par la croissance des bénéfices. La plupart des entreprises de notre portefeuille sont capables d’afficher une croissance à deux chiffres, ce qui devrait leur permettre de continuer à surperformer les indices de référence américains. Nous restons confiants dans notre stratégie et dans sa capacité à générer des rendements solides et ajustés au risque tout au long du cycle de marché.

Stratégie mondiale d’actions à petite capitalisation

Rendement des placements (%)

Le tableau suivant présente le rendement des investissements du fonds d'actions mondiales à petite capitalisation de Van Berkom, par rapport à celui de l’indice des actions à petite capitalisation MSCI ACWI en dollars canadiens (au 30 juin 2025).

3 mois Cumul annuel 1 an 2 ans Depuis le début % *
Van Berkom 14,17 11,27 26,01 18,22 15,38
Indice MSCI ACWI petite capitalisation 6,80 2,58 13,73 14,32 12,62
Valeur ajoutée (Van Berkom moins MSCI ACWI p.c.) 7,37 8,69 12,28 3,90 2,76

Ces rendements sont calculés selon la méthode de pondération dans le temps et sont présentés avant les frais de gestion, de fiducie et les retenues d’impôt à la source. Les rendements sont annualisés uniquement pour les périodes supérieures à 12 mois.

* Le 31 juillet 2022

 

Position du portefeuille

Les stratégies de Van Berkom ont historiquement surperformé pendant les périodes de volatilité et sous-performé sur les marchés plus exubérants. Les fortes fluctuations qui ont suivi le « jour de la libération » ont clairement mis cette thèse à l’épreuve et l’ont confirmée. Au deuxième trimestre, le portefeuille a surperformé l’indice de référence de 737 points de base, la sélection des titres contribuant à hauteur de 724 points de base à ce gain.

Nous avons positionné le portefeuille de manière à tirer parti d’une économie mondiale plus fragmentée. Nos positions se répartissent en deux catégories stratégiques :

1. Les champions locaux peu exposés aux perturbations transfrontalières et bénéficiant de l’effet favorable des politiques protectionnistes
2. Les leaders mondiaux de niche disposant d’un pouvoir de fixation des prix et d’une offre différenciée, ce qui leur permet de répercuter les coûts liés aux droits de douane et de gagner des parts de marché

La volatilité du deuxième trimestre nous a permis de donner suite à plusieurs idées que nous suivions depuis longtemps et d’augmenter la pondération des titres à forte conviction négociés à des valorisations attractives. Notre processus intègre une analyse détaillée de la sensibilité aux droits de douane, notamment la complexité de la chaîne d’approvisionnement, la résilience des stocks et les prix sur le marché final, ce qui nous a permis d’être bien préparés à agir de manière décisive. Lorsque les marchés se sont calmés, la qualité et la résilience ont été récompensées.

L’Europe a été la région la plus performante, contribuant à hauteur de [368 pb] aux rendements relatifs. Parmi les valeurs qui se sont distinguées, citons Vusion Group, en hausse de 44 % grâce à l’obtention de contrats importants, et deux opérations de privatisation : Datagroup (KKR) et Marlowe (Mitie). Comme nous l’avons déjà souligné, les fonds de capital-investissement ont tendance à intervenir lorsque les marchés publics sous-évaluent les petites capitalisations de qualité, une tendance qui devrait se poursuivre dans l’ensemble de notre portefeuille.

L’Amérique du Nord a ajouté 351 pb, les titres canadiens 5N Plus, Badger et MDA ayant tous rebondi après avoir été victimes de ventes indiscriminées. Nos relations de longue date et nos recherches approfondies nous ont permis d’augmenter ces positions en toute confiance. Aux États-Unis, les titres de base tels que Federal Signal et SPXC ont enregistré de bons résultats, tandis que notre nouvelle position dans Shake Shack, ajoutée lors de la baisse du deuxième trimestre, a contribué à hauteur de 121 pb.

L’Asie a contribué à hauteur de [117 pb], grâce notamment à nos participations japonaises, qui sont axées sur le marché intérieur et largement à l’abri des perturbations commerciales mondiales. Nous n’avions aucune exposition aux principaux facteurs négatifs de la région, tels que Taïwan, l’Inde et la Corée du Sud.

Au T2 2025, les titres qui ont le plus contribué au rendement du portefeuille sont :

  • 5N Plus (+68,4 %), grâce à des résultats solides au premier trimestre et à une forte demande dans les divisions des énergies renouvelables et de l’espace.
  • Datagroup (+45,4 %), après une offre de retrait public de KKR, confirmant notre opinion selon laquelle la société était largement sous-évaluée.
  • Marlowe (+37,2 %), grâce à une offre publique d’achat supérieure de Mitie, confirmant notre thèse sur sa croissance tirée par les acquisitions.

Au T2 2025, les titres qui ont le plus nui au rendement du portefeuille sont :

  • Globus Medical (-19,4 %), en raison d’un manque à gagner lié à des problèmes d’approvisionnement et à l’allongement des cycles de vente.
  • Grocery Outlet (-11,2 %), après avoir revu à la baisse ses prévisions de ventes à magasins comparables.
  • Brunswick (-3,41 %), en raison de l’incertitude liée aux résultats financiers et à la confiance des consommateurs.

Changements au portefeuille

À la suite des fortes perturbations du marché liées au « Jour de la libération », nous avons profité des valorisations attractives et des opportunités de haute conviction. Les modifications suivantes ont été apportées au portefeuille au cours du trimestre:

  • Diploma : nous avons initié une position dans ce distributeur à valeur ajoutée qui bénéficie d’une croissance structurelle favorable et d’un historique de fusions-acquisitions bien organisées. Nous pensons qu’il n’en est qu’au début de son parcours de croissance et qu’il se négocie à un prix inférieur à celui d’autres entreprises industrielles comparables.
  • Johns Lyng Group : nous avons bâti une position après un recul du cours de l’action, reflétant une faiblesse temporaire. La taille nationale de l’entreprise, ses relations avec les assureurs et son expansion dans les services de conformité aux États-Unis et en Australie constituent de solides moteurs de croissance à long terme.
  • Munters : nous avons renforcé notre exposition à ce leader mondial du contrôle climatique, qui bénéficie d’une demande résiliente sur son marché final et d’un pouvoir de fixation des prix. Son orientation vers des niches stratégiques et sa politique rigoureuse en matière de fusions-acquisitions complémentaires lui permettent de dégager des marges attractives et des rendements sur capitaux investis supérieurs à 15 %.
  • Shake Shack : Nous avons pris une position lors de la baisse enregistrée le jour de la « fête de la libération ». La forte valeur de la marque, l’amélioration de la rentabilité unitaire et l’expansion internationale créent un profil de croissance composé convaincant, malgré une valorisation élevée.
  • Primoris : Nous avons pris une position dans ce spécialiste de la construction d’infrastructures, soutenu par la modernisation du réseau électrique et les tendances en matière de transition énergétique. Ses activités récurrentes dans le secteur des services publics, ses acquisitions disciplinaires et sa sous-évaluation par rapport à ses pairs offrent un potentiel de hausse intéressant.
  • Richards Packaging : Nous avons ajouté ce distributeur défensif à valeur ajoutée, qui bénéficie d’une demande récurrente et de marges résilientes. Son flux de trésorerie disponible solide et sa valorisation sous-estimée en font un titre de qualité à long terme.
  • FTI Consulting, Ormat et Samsonite : Nous avons liquidé ces trois positions afin de réallouer le capital à des opportunités plus convaincantes.

Perspectives

Alors que les marchés américains ont terminé le deuxième trimestre en beauté, passant de la volatilité d’avril à un large mouvement d’optimisme, d’importantes incertitudes subsistent à l’approche du second semestre 2025. Les changements politiques sous l’administration Trump, l’impasse politique persistante et la menace d’un rétablissement des droits de douane en cas d’échec des négociations commerciales continuent de peser sur le moral des investisseurs. Les risques d’inflation persistent, d’autant plus que les droits de douane généralisés commencent à affecter les coûts des intrants, tandis que la Réserve fédérale continue d’opérer dans un environnement de taux d’intérêt inhabituel. Les bénéfices des entreprises sont sous pression en raison de la faiblesse de la demande, de la persistance de l’inflation des coûts et de l’incohérence des données économiques. Les valorisations ont rebondi, mais après la récente reprise, elles offrent moins de marge d’erreur. Les indicateurs macroéconomiques envoyant des signaux contradictoires, il reste incertain si les marchés entrent dans un nouveau cycle de croissance ou s’approchent de la fin du cycle actuel.

En Europe, le sentiment s’est amélioré après le jour de la Libération, les acteurs publics et privés se montrant plus disposés à réinvestir localement. Cependant, la mise en œuvre est restée en deçà des attentes. L’activité industrielle allemande reste modérée dans l’attente de mesures de relance budgétaire, et la confiance des consommateurs dans la zone euro reste faible. Malgré cela, les petites capitalisations européennes continuent de se négocier avec une forte décote par rapport à leurs homologues américaines (14,8 fois le BPA 2025 contre 20,2 fois pour l’indice Russell 2000), ce qui met en évidence un écart de valorisation potentiel.

En Asie, la faiblesse du yen japonais a soutenu les exportateurs, mais contribue à la hausse de l’inflation intérieure, érodant le pouvoir d’achat des ménages. Si la croissance des salaires se confirme, la Banque du Japon pourrait devoir resserrer sa politique monétaire de manière plus agressive que ne le prévoit actuellement le marché. Parallèlement, la production industrielle chinoise est restée stable, mais le comportement des consommateurs évolue. Les ménages délaissent les achats discrétionnaires haut de gamme au profit de dépenses plus axées sur la valeur, une tendance susceptible de remodeler les habitudes de consommation intérieure.

Malgré la reprise, les entreprises restent prudentes à l’échelle mondiale. Beaucoup d’entre elles ont suspendu leurs dépenses d’investissement et leurs projets de fusion-acquisition dans l’attente d’une plus grande clarté politique. Les consommateurs sont également sous pression, pris en étau entre la hausse des prix et des taux d’intérêt, et les premiers signes de fatigue apparaissent dans plusieurs secteurs.

Dans ce contexte, nous continuons à privilégier les entreprises qui affichent un bilan solide, des flux de trésorerie disponibles durables et des valorisations qui reflètent toujours leurs fondamentaux sous-jacents. Alors que le marché réévalue progressivement ce qui constitue la qualité à long terme, nous pensons que notre portefeuille est bien positionné pour relever les défis à venir et tirer parti de toute amélioration liée à une plus grande clarté et stabilité.

  • Munters : nous avons renforcé notre exposition à ce leader mondial du contrôle climatique, qui bénéficie d’une demande résiliente sur son marché final et d’un pouvoir de fixation des prix. Son orientation vers des niches stratégiques et sa politique rigoureuse en matière de fusions-acquisitions complémentaires lui permettent de dégager des marges attractives et des rendements sur capitaux investis supérieurs à 15 %.
  • Shake Shack : Nous avons pris une position lors de la baisse enregistrée le jour de la « fête de la libération ». La forte valeur de la marque, l’amélioration de la rentabilité unitaire et l’expansion internationale créent un profil de croissance composé convaincant, malgré une valorisation élevée.
  • Primoris : Nous avons pris une position dans ce spécialiste de la construction d’infrastructures, soutenu par la modernisation du réseau électrique et les tendances en matière de transition énergétique. Ses activités récurrentes dans le secteur des services publics, ses acquisitions disciplinaires et sa sous-évaluation par rapport à ses pairs offrent un potentiel de hausse intéressant.
  • Richards Packaging : Nous avons ajouté ce distributeur défensif à valeur ajoutée, qui bénéficie d’une demande récurrente et de marges résilientes. Son flux de trésorerie disponible solide et sa valorisation sous-estimée en font un titre de qualité à long terme.
  • FTI Consulting, Ormat et Samsonite : Nous avons liquidé ces trois positions afin de réallouer le capital à des opportunités plus convaincantes.

Perspectives

Alors que les marchés américains ont terminé le deuxième trimestre en beauté, passant de la volatilité d’avril à un large mouvement d’optimisme, d’importantes incertitudes subsistent à l’approche du second semestre 2025. Les changements politiques sous l’administration Trump, l’impasse politique persistante et la menace d’un rétablissement des droits de douane en cas d’échec des négociations commerciales continuent de peser sur le moral des investisseurs. Les risques d’inflation persistent, d’autant plus que les droits de douane généralisés commencent à affecter les coûts des intrants, tandis que la Réserve fédérale continue d’opérer dans un environnement de taux d’intérêt inhabituel. Les bénéfices des entreprises sont sous pression en raison de la faiblesse de la demande, de la persistance de l’inflation des coûts et de l’incohérence des données économiques. Les valorisations ont rebondi, mais après la récente reprise, elles offrent moins de marge d’erreur. Les indicateurs macroéconomiques envoyant des signaux contradictoires, il reste incertain si les marchés entrent dans un nouveau cycle de croissance ou s’approchent de la fin du cycle actuel.

En Europe, le sentiment s’est amélioré après le jour de la Libération, les acteurs publics et privés se montrant plus disposés à réinvestir localement. Cependant, la mise en œuvre est restée en deçà des attentes. L’activité industrielle allemande reste modérée dans l’attente de mesures de relance budgétaire, et la confiance des consommateurs dans la zone euro reste faible. Malgré cela, les petites capitalisations européennes continuent de se négocier avec une forte décote par rapport à leurs homologues américaines (14,8 fois le BPA 2025 contre 20,2 fois pour l’indice Russell 2000), ce qui met en évidence un écart de valorisation potentiel.

En Asie, la faiblesse du yen japonais a soutenu les exportateurs, mais contribue à la hausse de l’inflation intérieure, érodant le pouvoir d’achat des ménages. Si la croissance des salaires se confirme, la Banque du Japon pourrait devoir resserrer sa politique monétaire de manière plus agressive que ne le prévoit actuellement le marché. Parallèlement, la production industrielle chinoise est restée stable, mais le comportement des consommateurs évolue. Les ménages délaissent les achats discrétionnaires haut de gamme au profit de dépenses plus axées sur la valeur, une tendance susceptible de remodeler les habitudes de consommation intérieure.

Malgré la reprise, les entreprises restent prudentes à l’échelle mondiale. Beaucoup d’entre elles ont suspendu leurs dépenses d’investissement et leurs projets de fusion-acquisition dans l’attente d’une plus grande clarté politique. Les consommateurs sont également sous pression, pris en étau entre la hausse des prix et des taux d’intérêt, et les premiers signes de fatigue apparaissent dans plusieurs secteurs.

Dans ce contexte, nous continuons à privilégier les entreprises qui affichent un bilan solide, des flux de trésorerie disponibles durables et des valorisations qui reflètent toujours leurs fondamentaux sous-jacents. Alors que le marché réévalue progressivement ce qui constitue la qualité à long terme, nous pensons que notre portefeuille est bien positionné pour relever les défis à venir et tirer parti de toute amélioration liée à une plus grande clarté et stabilité.